L’Actors Factory | Maison d’artistes, formation d’acteurs sur Paris • Presse

  • Leslie Medina et Jules Ritmanic dans camping 3

    Les factos Leslie Medina et Jules Ritmanic à l’affiche de Camping 3 sont en pleine tournée promotionnelle avant la sortie officielle du 29 mai 2016

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    http://www.sudouest.fr/2016/05/23/camping-3-en-avantpremiere-2372027-4344.php

    http://www.lemainelibre.fr/actualite/sarthe-avant-premiere-de-camping-3-c-est-nos-bronzes-a-nous-video-12-06-2016-163322

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  • Amayel NDiaye organise le Festival Film Femmes Afrique

    Amayel a organise le Festival Film Femmes Afrique et passe en interview

    sur la RTS (Radiodiffusion Télévision Sénégalaise)

    Son festival engagé a fait grand bruit et la presse en a beaucoup parlé ici:

    http://www.filmsfemmesafrique.com/#!la-revue-de-presse/e43cx

     

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  • Kahina Carina : son interview sur Clique !

     

    Un blockbuster américain bientôt sur les écrans et un tournage pour « Braqueurs »,le prochain film de Julien Leclerq… En ce moment, pour Kahina Carina, la cadence s’accélère. Rencontre avec une actrice à suivre.

     

    Qui es-tu ?
    Je m’appelle Kahina, je suis comédienne. J’ai 28 ans.

    Tu joues dans Outcast, le prochain film de Nick Powell. Qui incarnes-tu ?
    Une princesse orientale. Le film se passe en Chine, au Moyen-Âge. Mon mari et moi, on se fait envahir par des guerriers, qui sont joués par Nicolas Cage et Hayden Christensen. Ils se battent contre notre royaume et veulent décimer notre famille. Mais je ne vais pas en dire plus, ça reviendrait à raconter l’histoire (rires).

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    Comment se retrouve-t-on dans un blockbuster américain ?
    Apparemment, ils ne trouvaient personne qui leur convenait pour ce rôle. Pour des raisons de coproduction, ils cherchaient une Française, un peu typée. Mon agent leur a montré une série que j’avais faite des années plus tôt, vers 22 ans, sur France 2. À l’époque, j’ai dû me couper les cheveux très courts. Nick Powell a aimé que j’ose le changement, et que je puisse avoir l’air très différente physiquement… Enfin, c’est ce qu’il m’a dit sur Skype, pendant les essais  !

    Des essais sur Skype ?
    Ça se fait, oui. C’était une rencontre comme une autre, finalement. Je voyais qu’il observait ma façon de parler, de poser ma voix. Il m’a posé des questions sur le scénario, à l’instinct. On s’est aussi donné la réplique sur une scène. On a fini par se rencontrer en Chine, quand je suis venue sur le tournage. Nick Powell est impressionnant par son travail, mais dans la vie c’est quelqu’un d’extrêmement cool, de très zen. Il est Canadien mais il fait très « Californien ».

    Revenons-en à tes débuts. Tu as toujours voulu être comédienne ?
    J’ai arrêté l’école tôt, à 17 ans, pour ne me consacrer qu’à ça. Je suis entrée au cours Florent. À vrai dire, je suis entrée à Florent plus tôt, à 14 ans, en cours préparatoire, une fois par semaine.

    Pourquoi Florent ?
    À l’époque, c’était très sélectif. C’était aussi le cours le plus « connu » et comme mon frère est passé par là, c’était aussi plus familier. Mais j’ai arrêté : je me suis faite repérer par un agent, j’ai passé des essais. Ça m’a menée à jouer de petits rôles, sur M6. Ensuite j’ai fait un téléfilm, un premier rôle sur France 2. J’ai fait beaucoup de télévision.

    Et en ce moment, tu reprends les cours de théâtre.
    Eh oui, après dix ans. Je suis en première année à l’Actors Factory, un studio d’acteurs extraordinaire. La méthode me convient vraiment, le respect mutuel est monstrueux. La seule prof c’est la coach,Tiffany. Il n’y a qu’une seule classe par année, et on est 20, donc pour le coup c’est extrêmement sélectif. C’est familial, on évolue ensemble. On est très bienveillants, et dans un milieu pareil tu as besoin de ça. Après, c’est tellement personnel… Chaque acteur doit trouver sa méthode.

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    Qu’est-ce qui t’a donné envie de reprendre ?
    Je suis extrêmement timide, ça me mettait un frein. Je me suis dit que je n’avais jamais appris à gérer mon stress alors qu’il y a des méthodes pour transformer mes peurs en quelque chose de positif. J’avais deux choix : ou je me mettais à faire des tournées au théâtre, pour me confronter à mon stress, ou je retournais à l’école. Lorsque j’ai rencontré la directrice de mon école, je n’ai pas hésité.

    Tu as quand même fait du théâtre à partir de 14 ans. Ce n’est pas légèrement paradoxal pour quelqu’un d’introverti de se mettre à faire du théâtre à cet âge-là ?
    À l’époque je n’avais pas conscience de ce qu’était la timidité, je la subissais. J’ai compris très tard que j’étais introvertie. Ce n’est pas si paradoxal que ça non, parce qu’on est nombreux à être très timides. J’avais une certaine fascination pour les acteurs. Ils arrivaient à exprimer tellement de choses, être tellement ouverts et généreux…

    Cette façon d’aborder les choses à travers un personnage était pour moi la seule manière de pouvoir m’exprimer sans être enfermée dans mon trac, dans mes peurs ou dans ma timidité.

    Là par exemple, je joue dans « Braqueurs ». Mon personnage est une fille qui n’a peur de rien du tout, qui est très forte. Ça me donne envie d’être comme ça dans la vie !

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    Qu’est-ce qui a changé dans ton jeu, entre le cinéma et la télévision ?
    À la télévision, je cherchais peut-être plus de points communs entre mes personnages et moi. Au cinéma, c’est différent. Dans Outcast, mon personnage est une princesse du Moyen-Âge, mère de deux enfants, elle vit en pleine guerre. Il lui arrive des choses très graves, qui n’ont aucun rapport avec ce que je peux vivre moi-même au quotidien. L’implication a dû être plus grande.

    Naturellement, je vais vers quelque chose de plus profond, de plus dissocié de moi-même.

    Tu es passée du téléfilm au blockbuster, ça fait quoi ce grand écart ?
    Je ne regrette aucun de mes choix, même si parfois malheureusement la promesse scénaristique ne tient pas la route une fois en tournage. Mais tout ce que j’ai pu faire m’a servi. J’ai tourné dans Section de Recherches au mois de juin. Ça s’est bien passé, c’était une bonne expérience, mais je me suis dit que ça ne touchait pas en moi ce que j’attendais vraiment, au fond. J’ai pensé à me remettre plus sérieusement dans la photo (Kahina fait de la photographie de rue, c’est aussi elle qui a pris la photo du prochain album de Kaaris, NDLR).

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    Deux mois plus tard, Gibraltar est sorti. J’y ai un petit rôle, je joue la femme de Tahar Rahim. Quand j’ai vu toute l’effervescence autour du film, je me suis dit que je ne pouvais pas arrêter. Plus j’avance, plus je m’en rends compte. Ça peut faire très cliché, mais entre ce que j’apprends sur moi en tournant un film et les rencontres que je fais sur un plateau, rien ne peut me rendre aussi proche de ce que je suis.

    Qu’est-ce que tu fais en ce moment ?

    Là je tourne Braqueurs, un film sur le grand banditisme avec Sami Bouajila, Guillaume Bouix… C’est le même réalisateur que Gibraltar, Julien Leclercq, du coup ça s’est fait assez naturellement.

    Et avec qui rêves-tu de travailler ? Imagine que demain ton réalisateur préféré t’appelle….
    « Ok, Tim Burton, pas de souci ! » (rires). Tim Burton, c’est un réalisateur qui te fait voyager. Lorsque tu vois un de ses films, il t’habite pendant très longtemps, et il te touche tellement que les petites choses qui polluent ta vie s’évaporent. Abdellatif Kechiche, Audiard… On a le droit de rêver (rires). Une rencontre avec un réal’, c’est une rencontre avec un univers. Mais honnêtement, je ne me demande jamais ce genre de choses. Je me suis toujours sentie comédienne, mais ça fait peu de temps que je me sens légitime, que j’assume vraiment, que j’ose le dire. C’est parce que je sens que je commence vraiment à trouver ma place, et je travaille au quotidien pour ça.

    Photographies  © Gabrielle Malewski

    Par Laura Aronica –  19 mars 2015

    Retrouver l’interview ici !

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  • L’interview de Kahina Carina dans TheBlindMagazine !

    « La Méthode Stern constitue un véritable atout pour un acteur ».

    Notre actrice Kahina Carina a accordé une interview pour Theblindmagazine. Elle se confie sur son prochain film OUTCAST de Nick Powell avec Nicolas Cage et Hayden Christensen. Elle parle également de sa formation au sein de l’ Actors Factory !

    Retrouvez l’intégralité de son interview ainsi que de très belles photos  ici !

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  • Estelle Halimi sur la couverture de Causette magazine

    La photo d’Estelle Halimi est apparue sur la couverture de Causette magazine pour illustrer le thème de la virginité :

    Article  » Je ne suis une pucelle que vous croyez » (dans la rubrique « Corps et Âmes », numéro 49, octobre 2014)

    Cliquez pour lire un extrait de l’article

    Cliquez pour accéder au lien vers le site de Causette magazine

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  • Joanne Palmaro sur la couverture de Paulette Magazine

    Paulette magazine a choisi l’actrice Joanne Palmaro comme couverture de la rentrée

    Joanne la jeune actrice de 23 ans est apparue sur la couverture de Paulette magazine. L’article Joanne Beauté sauvage, nous donne un clin d’oeil  du travail, des rêves et de la vie « bohème » de Joanne !

    Cliquez pour lire l’article  Joanne Palmaro

    Numéro bohème- sept octobre 2014

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    Cliquez pour regarder le Teaser de Paulette Magazine 

    Lien vers Paulette magazine en ligne

     

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  • Avant-première aux Champs Elysées pour La Crème de la Crème de Kim Chapiron avec Karim Ait M’Hand

    Karim Ait M’Hand joue aux côtés d’Alice Isaaz, Marine Sainsilly, Jean-Baptiste Lafargue, Thomas Blumenthal, … dans « La Crème de la Crème » de Kim Chapiron. Le 27 mars dernier, au Gaumont Marignan, sur les Champs Elysées avait lieu l’avant-première du film auquel Karim Ait M’Hand était présent, souriant et déterminé.

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    Précipitez-vous en salles pour découvrir ce film suivant le portait de trois étudiants en école de commerce formés pour devenir l’élite de demain et prêts à tout pour passer de la théorie à la pratique. La crème de la crème française s’amuse dans des soirées festives et profite de son étiquette glorieuse pour mettre en pratique leur slogan : tout se vend, tout s’achète … même les relations entre filles et garçons.

    En attendant, voici la bande annonce du film : ici

     

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  • L’interview d’Adrien Binh Doan & Oswald Da Cruz dans WebMétrage !

    Talk To Me Adrien Binh Doan Et Oswald Da Cruz !

    Aujourd’hui nous recevons deux acteurs pour cette nouvelle Talk to me! Adrien Binh Doan et Oswald Da Cruz qui viennent de tourner dans le nouveau film de Larry Clark qu’on ne présente plus,The smell of us.
    Le film a été tourné l’été dernier à Paris et raconte la vie de quatre ados fans de skate.
    Larry Clark
    Comment vous êtes vous retrouvés sur le même film ? 
    Binh : C’est grâce à une amie de l’Actors Factory, assistante de la directrice de casting Fabienne Bichet. Un matin je suis descendu dans le sous-sol de la Facto, et elle était là, en train de préparer le casting pour The smell of us. Elle m’a demandé si j’avais quelques notions de vietnamien. J’ai dit oui, et voilà ! Elle m’a donné rendez-vous pour le casting 5 jours plus tard !
    Oswald : Oui tout comme Binh, cette amie m’a appelé pour que je lui envoie mon cv ainsi qu’une photo de moi torse nu. Une heure après elle m’a rappelé et j’étais convoqué au casting du prochain Larry Clark.
     
    Oswald Da Cruz

     

    Oswald, il parait que tu t’es rendu chez Larry Clark, peux-tu nous confier cette anecdote ? 
    Après avoir passé l’audition devant Fabienne, j’ai été appelé pour un call back chez Larry Clark en effet. Quand je suis arrivé, Larry discutait avec d’autres comédiens dans son salon. On m’a invité à patienter dans la cuisine. J’ai profité de ce moment seul pour me préparer. L’interprète de Larry m’a aperçu alors que j’échauffais mon corps avec de profondes respirations.
    Pendant ce temps-là Larry terminait avec les autres comédiens et a demandé à son interprète qui était le suivant. L’interprète lui a dit mon nom et Larry a demandé comment j’allais. L’interprète lui a répondu : «He’s very nervous!». Alors que je me préparais simplement à faire ma scène (rire) !
    J’ai rencontré Larry, il paraissait gêné mais il s’est aperçu que je n’étais pas stressé mais bien présent et prêt à faire l’essai. Rapidement la gêne a disparu et le courant est très bien passé. On a discuté de mon personnage et j’ai joué la séquence avec l’acteur principal. Larry était très content. Il a découvert mes tatouages, on a un peu parlé de nos vies persos et on s’est quitté en se prenant dans les bras.
    Et toi Binh, as-tu aussi rencontré Larry Clark chez lui ?

    Oui, après le casting devant Fabienne Bichet, j’ai également été rappelé pour un call back devant Larry Clark. Je dirais même AVEC Larry Clark ! Je suis allé me préparer dans sa cuisine aussi, et quand j’en suis sorti, je suis tombé nez à nez avec lui. Je pensais qu’il regarderait mon monologue depuis son fauteuil mais non, il était juste devant moi !

    Adrien Binh Doan
    Je crois savoir que vous n’avez pas tourné, ensemble. Pouvez-vous nous dire quel a été votre rôle, le personnage que vous avez dû interpréter ?
    Oswald : Effectivement, j’ai tourné 15 jours après le début du tournage et Binh a rejoint le plateau un peu plus tard. Je devais interpréter le rôle d’un homme qui a une relation sexuelle avec un jeune skateur qui se prostitue. Afin de supporter ses actes, ce jeune s’alcoolise fortement, au point d’être ivre mort quand il reçoit ses clients. La scène au départ était courte mais très intense car elle mêle le vice et la détresse du genre humain de manière très forte et réaliste.
    Quelques semaines plus tard, alors que je jouais dans une pièce de théâtre à Porto ; le premier assistant de Larry m’a appelé et m’a informé que Larry voulait allonger la scène. Il souhaitait lui donner plus de relief et pour ça il fallait que j’accepte d’être filmé sous tous les angles. Je n’avais jamais fait de scène de nu auparavant mais je n’y voyais pas d’inconvénients. Au contraire, j’avais hâte de tourner. Larry était ravi.
    Binh : J’ai interprété le personnage de Minh. C’est un jeune d’origine asiatique qui commence à se prostituer par attrait de l’argent facile, et parce que son pote qui a plus de difficultés financières que lui l’entraîne un peu là dedans. Au départ mon personnage n’était pas défini comme ça. Je devais avoir seulement une scène avec mon monologue en vietnamien, et je n’étais pas censé connaître les autres personnages.
    Une semaine avant le tournage, j’ai reçu un appel du premier assistant qui me demandait si j’étais disponible le lendemain pour tourner… Larry Clark voulait rajouter des scènes à mon personnage. Evidemment j’étais super content, et aussi un peu stressé. J’avais déjà fait pas mal de recherches sur la prostitution masculine, les escorts boys et tout ça, donc ça allait. J’ai dû adapter mon personnage aux nouvelles informations qu’on me donnait en général le matin même !
    Au lieu d’une seule scène, j’en ai maintenant 7 ou 8. Donc ça me fait d’autant plus de visibilité !
    Comment t’es tu senti sur le tournage ? C’était ta première expérience dans un long métrage ? Quelle expérience en retires-tu ?
    Binh : A vrai dire j’étais pas tout à fait à l’aise sur le tournage. Ce n’était pas ma première expérience car j’avais tourné un mois plus tôt dans le long métrage d’Eric Bartonio419.
    Le premier jour, j’étais assez nerveux. J’entendais pas mal de commentaires négatifs aussi sur Larry Clark et sa manière de travailler, mais heureusement, les personnes qui voyaient les images me disaient que les scènes étaient superbes et que le film allait être très beau. Ca m’a rassuré aussi.
    J’étais dans une position assez difficile dans la mesure où mon rôle prenait la place d’un des personnages principaux dans les nouvelles scènes qui m’étaient rajoutées. En fait il y a eu apparemment une grosse embrouille entre Larry Clark et ses acteurs. Du coup, certains se sont barrés et il a fallut réécrire les scènes. C’est là que Larry a eu l’idée d’utiliser mon personnage.
    Donc j’étais super content de pouvoir tourner et d’avoir plus de scènes et tout ça, mais l’équipe était sous une pression énorme de la part de Larry Clark, et ça se ressentait évidemment sur l’ambiance générale. Je suis déjà pas très blagueur en général, mais alors là avec le personnage que j’incarnais et l’ambiance du tournage, je t’avoue que je rigolais pas trop !
    Oswald : J’en tire une belle expérience malgré les embrouilles et tout ce qui s’est passé autour du film. Quelques jours avant que je rentre en France pour tourner la scène de nu, la production m’a appelé et m’a annoncé que la scène avait évolué. Il y avait désormais un personnage de plus.
    Le jour du tournage j’ai découvert une équipe très tendue et des acteurs un peu agités. On m’a informé que personne ne devait adresser la parole à Larry qui était sous pression. Il se préparait à jouer un personnage dans son film. La scène se tournait ce jour-là.
    Au début je n’étais pas très à l’aise. J’étais même plutôt perturbé mais tellement concentré sur mon personnage et sur la scène à jouer que j’ai vite oublié la tension qui régnait autour de moi. La scène s’est tournée en équipe réduite et en huis-clos. Larry nous a très rapidement mis en confiance car nous étions quand même trois mecs entièrement à poils avec Larry et deux cadreurs qui rôdaient autour ! (rire)
    Larry Clark et les kids
    Ces problèmes sont évoqués dans le documentaire Un été avec les kids de Larry Clark disponible sur le site d’Arte. On apprend aussi que le scénario a subi pas mal de changements pendant le tournage.  Qu’en a t’il était de vos personnages ?
    Oswald : Le scénario évoluait déjà avant les conflits sur le plateau. Je suis passé d’une simple scène à quelque chose de plus complexe aussi bien en terme technique qu’en terme de jeu. Larry est un instinctif, il vit les histoires qu’il écrit au jour le jour. Il ne passe pas par quatre chemins. J’ai eu une scène avec l’un des acteurs principaux qui apparemment a été viré donc je ne pense pas qu’elle soit au montage final. C’est comme ça, ça arrive !
    Binh : Pour aller vite : c’était de l’impro ! Larry Clark me racontait la scène que je devais jouer quelques minutes avant de tourner.
    Je n’ai pas voulu en savoir plus sur ce qu’il s’était passé entre Larry et les autres acteurs. Pour moi, la relation de confiance entre l’acteur et le réalisateur est primordiale, donc je ne voulais pas la gâcher en écoutant toutes ces histoires.
    Comme je parle anglais, je pouvais discuter directement avec Larry pour savoir ce qu’il attendait de moi. Il était très rassurant avec moi, je sentais qu’il me faisait confiance.
    Il n’y a qu’une seule scène qui correspondait vraiment à ce que j’avais eu à la base, c’est celle où je parle en vietnamien. C’est celle qui a le mieux marché car c’est celle qui était la mieux préparée. Pour celle-là, j’étais vraiment à fond dedans !
    Les autres scènes ont toutes étaient improvisées ou modifiées… Ah non, il y avait aussi une scène qui m’avait été rajoutée et qui était écrite. On a juste changé le nom du personnage… Mais Larry, moi, et ma partenaire n’avions pas la même lecture du scénario, donc il a quand même fallu s’adapter à la dernière minute !
    Peux-tu rentrer plus en détails sur les scènes que tu as eu à jouer ?
    Oswald : Quelques jours avant mon retour sur Paris, Andreas, le premier assistant me rappelle et m’explique que Larry souhaiterait me filmer, mais avec le sexe en érection. Je t’avoue que ça m’a mis une grande pression et en tant que jeune comédien, tu te poses tout un tas de questions. Tu penses à la répercussion des images et en une fraction de seconde, je me suis imaginé rencontrer un directeur de casting ou un réalisateur et leur expliquer ma performance d’acteur… (rire).
    Je lui ai donc dit que je ne savais pas si j’en serais capable. Andreas m’explique que Larry y tenait vraiment. Alors je lui ai recommandé de prendre une doublure au cas où éventuellement mon sexe en érection ne serait pas beau à filmer (rire). Je pense que ça a influencé l’évolution et la complexité de la scène.
    Binh : J’ai eu des scènes de cul. Je ne vais pas en dire trop pour ne pas dévoiler tout le film, mais bon, il faut s’y attendre dans un film de Larry Clark. J’ai eu une scène de simulation d’acte sexuel. C’était assez marrant à faire mis à part la tension sur le plateau ! En plus j’étais dans une période où je regardais beaucoup la série Californication, donc je m’étais déjà posé la question sur comment on tourne ce genre de scènes… J’ai eu la réponse !
    C’est une scène où mon personnage est en train de faire son travail quoi ! Il est chez un couple et il s’occupe de madame pendant qu’elle s’engueule avec son mari qui regarde…
    J’ai aussi eu une scène plus tendre avec une dame plus âgée, sans simulation cette fois. C’est une très belle scène je pense.
    Après j’ai eu d’autres scènes avec les jeunes skaters, une scène dans un hôtel, et la dernière scène du film avec la plupart des jeunes du film… Avec une sortie hollywoodienne ! C’est sur cette dernière scène que je suis un peu dégouté d’être sorti trop vite et de ne pas en avoir profité assez. En plus c’est le genre de scène typique des films d’actions que t’as trop envie de faire en marchant au ralenti… Sur le coup je pensais complètement à autre chose. Dommage !
    Est-ce compliqué dans sa préparation quand le personnage a subi des changements dans l’écriture, à quelques jours du tournage ?
    Binh : Oui c’est un peu compliqué, surtout que je ne pouvais pas trop appeler ma coach,Tiffany Stern de l’Actors Factory qui était partie aux Etats-Unis ! Enfin, j’aurais pu, et je sais qu’elle aurait été là pour m’aider, mais je crois que j’avais aussi envie de me prouver à moi même que je pouvais le faire sans elle.
    Heureusement, elle nous avait bien préparés à ça pendant les 2 ans de formation de base, donc j’étais quand même en confiance. Le plus compliqué c’est d’éviter de penser que c’est compliqué et se libérer le cerveau pour faire le travail efficacement !
    Evidemment, j’aurais préféré avoir plus de temps pour le préparer mais j’avais quand même eu le temps de faire des recherches sur le sujet. On verra ce que ça donnera !
    Oswald : En général c’est compliqué oui et surtout pour ce genre de rôle ! J’ai dû me construire une base solide, un background psychologique assez fort. Ainsi qu’un travail de base, appris lors de mes deux années passées à la Factory et pouvoir me promener sans jugement dans mes côtés sombres et de trouver d’éventuels points communs avec le caractère du personnage.

    Larry Clark est adulé et décrié, quel est ton sentiment après ce tournage ?

    Binh : J’ai trouvé qu’il était très seul. Il était très investi dans son film, je sentais qu’il était vraiment à un autre niveau. Toutes ses pensées étaient complètement investies dans son film et dans l’histoire qu’il voulait raconter, si bien qu’il ne se préoccupait absolument pas de tout le côté pratique des choses. Il vivait dans le monde de ses personnages et de son histoire.
    Je pense que c’est un homme qui a une grande solitude intérieure. Avec moi, il était très correct et très direct aussi. Il se pose certainement beaucoup de questions sur la sexualité des adolescents, et il essaie d’y répondre par ses films.
    Aujourd’hui la moitié des gamins de 12 ans ont déjà vu un porno, ça s’est complètement banalisé, et les ados ont une vision de la sexualité qui peut interroger quand on est d’une autre génération. Cette banalisation du porno mène à la banalisation de la prostitution, on consomme et on vend du sexe comme on pourrait le faire de n’importe quel service presque… C’est un peu ce que montre le film je pense.
    Je pense que Larry Clark est un artiste qui a le courage de faire des films malgré ce que l’on pourrait penser de lui. Et pourtant ses films ont toujours une poésie et quelque chose d’humain qui nous touche.
    Il s’empare d’un sujet tabou pour le montrer sans tabou. C’est ça qui va interroger le spectateur et qui peut le mettre mal à l’aise. Il nous force un peu à nous poser des questions qu’on préférerait éviter…
    Oswald : Je n’ai pas vraiment eu le temps de connaitre plus personnellement Larry. J’aime l’artiste et son monde, je dirais que Larry Clark fait partie des artistes majeurs en ce qui concerne la révélation complexe du genre humain. Il est un peu le Douglas Kennedy du cinéma, un auteur spécialiste des relations socio-identitaire, mot qui ne veut rien dire (rire), du monde des ados. Par ses photos (monographie Tulsa), il a fortement influencé beaucoup de cinéastes de renom. Il met en lumière des choses que les gens voudraient cacher. Il remet en question tout un tas de choses, que ce soit d’un point de vue éducatif, religieux ou même du système social dans lequel on vit.
    Merci à vous de nous avoir accordé cette interview Talk to me!Je vous invite à lire l’article très intéressant de Binh : 8 choses que j’ai apprises sur le tournage de The smell of us de Larry Clark
    Interview Sean Delecroix
    (retrouvrez l’interview sur le site de WebMétrage : cliquez ici)
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  • Kim Chapiron parle de Karim Ait M’Hand dans SNATCH

    Karim Ait M’Hand a tourné cet été dans La Crème de la crème, le prochain film de Kim Chapiron. Il incarne Jaffar, l’un des personnages principaux, le fils d’un ami de Ben Ali qui a réussi a cacher son argent en Suisse pendant la révolution.

    Actors Factory, Karim Ait M'hand

    Dans le magazine Snatch, Kim Chapiron revient sur cette expérience et parle notamment de Karim Ait M’Hand et de son personnage Jaffar.

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  • Marthe Guérin Caufman dans « Les Adieux à la Reine »

    Marthe Guérin Caufman est à l’affiche du dernier film de Benoit Jacquot, Les Adieux à la Reine, où elle incarne Alice, une des femmes de chambre de Marie Antoinette.

    Dans une interview de Binh pour le blog www.etreacteur.fr, elle partage son expérience sur ce tournage et sa manière d’aborder le rôle. Cliquez ici pour voir l’interview de Marthe.

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