Le Blog de l'actors factory

  • Master Class avec Kim Chapiron : une première rencontre touchante et riche

    La Factory était en effervescence lorsque Kim Chapiron a passé la porte de l’Actors Factory lundi 17 juin. Kim incarne beaucoup de choses qui nous paraissent essentielles comme l’importance de l’esprit de groupe ou la nécessité d’être spontané dans notre métier… Nos attentes étaient donc extraordinaires à l’approche de cette rencontre. Et Kim est allé bien au-delà de nos espérances.

    Au cours de cette soirée, Kim a partagé avec nous nombre d’anecdotes de tournage et souvenirs personnels. Nous avons été sans cesse surpris par sa simplicité et la complicité qui s’est installée entre les acteurs du studio et lui. Nous étions tous impressionnés de le voir devant nous mais passé les cinq premières minutes, nous étions conquis par sa franchise. Nous avons tous été séduits par sa passion pour son travail de réalisateur et son enthousiasme à partager sa méthode de travail et sa vision du cinéma.

    actors factory, studio d'acteurs, maison d'artistes

    Nous n’avons pas pu nous empêcher aussi de remarquer les similitudes entre son discours et ce que Tiffany a coutume de nous rappeler.

    Kim nous a parlé de la nécessité absolue d’être léger, de fuir la rigidité : on ne peut pas être carriériste dans notre métier. Si l’on force les choses pour aller dans une direction précise, on se retrouvera souvent au milieu de nulle part.  Au contraire, c’est en ouvrant les yeux aux opportunités qui nous entourent qu’on ira bien plus loin que l’on aurait imaginé. Comme Tiffany nous dit souvent : “Keep it simple”.

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    Ensuite, il a insisté sur l’importance de nourrir l’artiste qui est en nous. Un acteur avec  une personnalité riche, nourrie de multiples horizons, aura bien plus de chance de créer des personnages qui seront riches à leur tour et donc passera bien mieux à l’écran. C’est une recherche qui ne s’arrête jamais: qu’est-ce qui me touche ? Comment cela me touche-t-il ? Pourquoi ?

    La puissance d’avoir un groupe de personnes soudées a aussi été un sujet d’importance. Le collectif Kourtrajmé a eu une influence majeure dans la vie du réalisateur. C’est un thème auquel nous sommes également attachés à la Factory. Nous sommes une maison d’artistes qui se soutiennent les uns les autres: ” A dream you dream alone is only a dream. A dream you dream together is reality.” (John Lennon)

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    Enfin, nous avons particulièrement apprécié le moment où il a parlé du côté médiatique de notre métier, ce qu’il appelle “la grande mascarade”. Il nous a conseillé de rester le plus neutre possible, que ce soit sur les réseaux sociaux ou les festivals de cinéma et de nous concentrer sur ce qui est vraiment important. Cela nous a fait sourire car nous retrouvions dans ce discours les conseils de Tiffany lorsqu’elle évoque le “bla bla” : être soi-même et se concentrer sur ce qui nous nourrit.

    La liste exhaustive serait longue tant la soirée a été riche en rapprochements entre l’univers de Kim et le nôtre. Nous sommes sortis de cette rencontre comme en apesanteur. Sa vision du cinéma est extrêmement rafraîchissante et positive. Comme il le dit lui-même, il est de nature optimiste. Cela s’est ressenti tout au long de notre dialogue et nous a tous rempli d’une puissante énergie positive comme en témoignait l’atmosphère de la Factory à la fin de cette entrevue. Nous étions tous en ébullition, partageant les mille choses qui nous avaient marquées et que nous voulions énoncer à haute voix, comme pour s’assurer que nous n’avions pas rêvé cette rencontre magique. Comme l’a dit notre Camille Zénit, “c’est comme si on venait du même village”.

    Je pense me faire la voix de chacun des acteurs du studio pour dire un grand merci à Kim Chapiron de nous avoir rendu cette visite que nous n’oublierons pas de sitôt. Il est désormais invité permanent à l’Actors Factory. En cette fin d’année, cette master class était un très beau cadeau qui nous confirme que nous sommes sur le bon chemin… Il n’y a pas de plus beau cadeau que l’espoir : merci Kim !

    David Iribarren

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  • “L’Actors Factory, c’est de la folie!”

    Philapaname, invité à l’un des cours ouverts de l’Actors Factory, nous offre ce joli cadeau drôle et haut en couleur! 

    Je vous plante le contexte:
    Invité aux cours ouverts de l’Actors Factory, je me suis rendu à “une soirée particulière pendant laquelle les élèves de la formation se réunissent pour partager et se découvrir à travers l’exercice de répétition, base essentielle de la méthode Stern. L’exercice de répétition sert de gamme aux acteurs et leur permet de se confronter aux blocages qu’ils rencontrent dans le travail d’un texte.”

    actors factory
    Tu penses peut être que ça m’a laissé de marbre ? Que j’en suis ressorti indemne ?

    actors factory

    En fait ça a même pris le dessus dans mon quotidien, partout…Toujours…

    actors factory

    Oui, Actors Factory tu as révolutionné ma vie…

    actors factory

    Héhé…Philapaname n’est pas du genre à passer la brosse à reluire, ni à faire de la pub. Mais la, j’ai adoré, j’ai adulé… Et je suis ressorti complètement abasourdi par la puissance des acteurs. Merci pour votre accueil chaleureux et toutes ces bonnes vibrations. Bravo Tiffany Stern, bravo la Factory…Longue vie.

    Si toi aussi tu n’as pas trop de talent mais tu as envie d’avoir un oscar sur ta cheminée avant d’être à la retraite: tu auras une chance en fonçant par ici

    Et si toi aussi, tu as envie de suivre les aventures hebdomadaires dessinées de Phil et ses congénères parisiens: c’est par là

     

    Merci beaucoup Philapaname ! 

     

     

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  • L’Actors Factory sur le blog “Phil à Paname”

    Merci énormément à “Phil à Paname”, qui a rédigé un article et dessiné de magnifiques croquis suite à son passage à un cours ouvert à la Facto !

     

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  • “Authentique” : premier tournage à l’Actors Factory

    L’Actors Factory est née il y a 3 ans sous la forme d’une maison d’artistes conviviale et respectueuse, mais avant tout sous le statut de société de production cinématographique. Depuis toujours, Tiffany Stern rêve d’endosser le rôle de réalisatrice et de réunir un collectif solide et discipliné de collègues passionnés autour d’un projet cinématographique. Avec la plus grande joie, ce weekend dernier, son vœu s’est exaucé !

    « She believed she could, so she did »

    La Génèse :

    Il faut remonter au samedi 6 avril où, lors d’un rendez-vous consacré à ce premier projet professionnel, Tiffany et Oswald entament l’ébauche d’un scénario. En partant des citations et des messages fondateurs du lifestyle appliqué à la Facto, Tiff et Oz réunissent l’essence de ce que nous vivons ici : se battre pour nos rêves.

    En deux heures de marathon créatif, ils façonnent une histoire belle et intime, forte de sens et d’émotions, pour captiver le public par la qualité du jeu.

    « Au travers d’une femme se battant contre l’éthique morale imposée par ses propres peurs, Charlotte clame sa rage de vivre ses rêves avec son âme sœur, Isabelle. Mais l’amour qu’elle a brisé pour fuir vers la normalité, peut-il renaître entre elles par sa pure vérité ? »

    De là, les différentes phases de production  (castings, équipe technique , financement et matériel)    se mettent en place sous la direction de Mikael Gokelaere, formidable directeur de production, talentueux incisif et généreux, aux multiples casquettes puisqu’il est également acteur en formation parmi le groupe de première année.

    tiffany stern, actors factory

    Le rôle principal de Charlotte est immédiatement attribué à l’actrice Caroline Chottin, sublime dans son personnage de guerrière animale, touchée par la grâce. C’était une évidence, d’après la réalisatrice, que Caroline serait parfaite dans ce rôle, il avait été spécialement écrit pour elle.

    Effectivement, notre coach ne s’était pas trompée, Mlle Chottin, qui pourtant n’avait pas encore eu d’expériences de tournage, s’est avérée d’un professionnalisme et d’une intensité hors pair.

    Quant au rôle d’Isabelle, différentes actrices de l’Actors Factory sont convoquées lors d’un casting préparé par Anaïs Beluze, actrice et directrice de casting remarquable d’efficacité et de dévotion.

    Le rôle est finalement attribué à Amandine Klep, sans l’once d’un doute aux vues des rushs impressionnants de cette dernière. « Isabelle » est un véritable challenge émotionnel, passant de la haine à l’amour, du rejet à l’acceptation, en un laps de temps très court lors de la scène des retrouvailles.

    tiffany stern, actors factory

    Alors que le mois de mai est particulièrement chargé (je rappelle que les Factos ont participé à 26 projets cinématographiques!!!), la date butoire arrive à grands pas.

    Il ne reste qu’une semaine d’échéance lorsque Tiffany rencontre finalement l’équipe technique au complet, découvre les décors du tournage, et envisage ses plans, tandis que Mikael s’occupe de gérer figuration, régie et matériel. Nous étions alors tous prêts pour ce moment inoubliable…

    « At first ,dreams seem impossible, then improbable, and eventually inevitable »

    Le tournage :

    « Tout le monde en place…Silence…ça tourne…. ACTION ! »

    C’est au rythme de ce leitmotiv au charme particulier que chacun occupe sa place hiérarchique avec comme but commun celui d’apporter le meilleur à l’œuvre qui se construit.

    La bande-annonce commence, l’univers de la Facto s’offre intimement par le biais d’une ‘méditation par la peinture’. Un énorme challenge de réalisation, autant pour l’actrice qui entame ainsi le premier plan de sa carrière, que pour la réalisatrice qui débute son premier film. Heureusement bien entourée par la bienveillance et l’expérience de ses chefs de postes (Olivier, Oswald et Mikael), Tiffany apprend vite à déceler ses failles et surmonter les obstacles qui se présentent. Un tournage ne se déroulant jamais sans problèmes, le but est de réagir convenablement pour le rendre meilleur.

    Avec une immense confiance en ses actrices,Tiffany-Coach ou Tiffany-Réal les amène à dévoiler toute l’authenticité et le naturel dont elles font preuve, parfois en les déstabilisant par de l’improvisation ou par des requêtes particulières. (par ex : progresser de l’impuissance à la solitude en passant par la peur)

    tiffany stern, actors factory

    Dans le plus grand respect des actrices et des postes, le collectif fourmille à ses occupations dans une ambiance familiale assurante et attentionée pour que chacun livre ce qu’il y a de meilleur en lui.

    Partageant le même langage et la même éthique de travail, mêlant un amour et une motivation inconditionnels, notre lifestyle remplace le stress par le courage, pour se soutenir tous ensemble.

    Tiffany se remémore précisément l’instant de la pause déjeuner, un moment magique où lorsque l’équipe arrive à la Facto tout est en place pour un accueil royal : parking réservé, salon aménagé, buffet impeccable et service d’honneur, pour démarrer l’après-midi revigoré et ressourcé.

    Cette merveilleuse aventure, qui ne pourrait se vivre sans l’aide précieuse fournie, a résonné au fond des cœurs comme la réponse immédiate à la question « Pourquoi avoir créé la Factory ? »

    « Look at what we can do ! »

    tiffany stern, actors factory

    Epilogue :

    Une fois accomplie, cette épopée s’achève en euphorie lorsque nous fêtons le dimanche soir la fin du tournage. La gratitude ancrée profondément dans nos âmes et les regards tournés vers un futur radieux, nous nous réjouissons à la fois de l’instant présent et du prochain projet déjà prévu.

    En effet, durant 3 mois nous avions participé à un atelier d’écriture scénaristique duquel un script fut sélectionné. Avec un immense plaisir j’annonce que le scénario « Parties intimes », écrit par Romy-Alizée Pantelidis et Titouan Gautier, prendra une forme plus officielle ce samedi soir lors d’une réunion spéciale où ils exposeront leur vision.

    Avec 9 rôles, dont 7 probables pour les acteurs de la Factory, ce projet est la parfaite occasion d’établir une nouvelle collaboration ensemble, ça s’annonce déjà génial !!!

    « On a démarré la dynamique du moteur, il ne manque plus qu’à passer la première »

    Le tournage étant programmé les 11,12 et 13 octobre, il faudra patienter d’ici là. Nous méritons bien un léger repos, avant de démarrer une nouvelle année aussi fabuleuse, espérons-le, que celle que nous clôturons fin juin.

    Nous remercions particulièrement l’équipe technique, dévouée à son travail et professionnelle sur tous les points ; Florine Clap pour le making-of qui devrait révéler quelques perles et secrets de ce tournage ; et Yohan Vorillon pour la richesse de ses photos.

    Merci à tous pour ce moment inoubliable…

    tiffany stern, actors factory

     

    Paul Paracini

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  • portrait de Tiffany Stern - Coach et Directrice de l'actors factory, Paris

    Tiffany Stern se confie à Florine Clap

    Interview de Tiffany Stern par Florine Clap/Actors Factory 2013

    D’où vient cette passion pour le jeu d’acteur ? 

    Ca fait tellement longtemps que je ne m’en rappelle pas (rires) ! Mes parents ont toujours dit que j’étais née avec la fibre artistique. Il paraît que petite au lieu de parler je chantais !

    Maintenant quand je vois la sensibilité de mon fils de quatre ans, je comprends comment je pouvais être au même âge !

    Où et comment avez-vous été formée comme actrice ?

    A l’âge de 4 ans, j’ai commencé à travailler non-stop dans différentes compagnies. La plupart du temps, j’étais la plus jeune ! Depuis, on me surnomme « the Kid ». Still today ! (rires). Naturellement, les autres acteurs, tous plus âgés, me faisaient part de leurs expériences de la scène, de leurs tournages, de tout ce qu’ils avaient appris, des erreurs qu’ils avaient faites… Ils me coachaient en quelque sorte ! Grâce à cette éducation artistique intense, j’ai eu la chance de grandir plus vite que d’autres ! Si je coache aussi facilement c’est grâce à tout ce mélange de sensibilités, de personnalités, de méthodes et d’ingrédients (rires) !

    Dans mon adolescence, j’ai fait plusieurs écoles, notamment The Alliance Theatre d’Atlanta, où j’ai gagné une bourse comme « Young Talent of the year ».

    Ensuite, j’ai eu la chance d’être sélectionnée parmi des milliers d’acteurs au fameux programme « Special talent » à Penn State University.

    J’ai fini ma formation dans la master class de Michael Howard à New-York, un des plus grands maîtres de jeu, qui ne travaille qu’avec des professionnels.

    Je pense qu’aujourd’hui ma capacité de coacher et comprendre profondément les différents processus de mes élèves vient de ce cheminement si varié de formations et d’expériences.

    Je me suis tant nourrie depuis toutes ces années aux côtés de personnalités si riches et talentueuses!

    Aujourd’hui, je suis heureuse de transmettre à mon tour à mes élèves.

    Quel est votre parcours ?  

    En plus du jeu, j’ai appris très jeune à danser au Seattle ballet, une grande compagnie de danse. J’ai été très vite repérée dans un des spectacles du ballet pour jouer dans «The sound of music ». Après cette expérience, je suis devenue accro de la scène et je ne pouvais faire autre chose que de jouer ou de danser – autrement c’était la dépression assurée ! En quelques sortes mes parents n’avaient pas le choix (rires) !

    Au début, j’ai fait beaucoup de comédies musicales, et puis j’ai commencé à jouer pour la télé et le cinéma quand j’ai eu un grave accident de voiture qui a violemment interrompu ma carrière.

    tiffany stern

    Pourquoi êtes-vous venue en France ? 

    Je suis tombée amoureuse d’un français, qui, depuis, est devenu mon mari. Il m’a fait découvrir la France et pour moi ça a été un deuxième coup de foudre, une révélation : je voulais construire ma vie ici. J’adore la France et je m’estime très heureuse de vivre et de travailler avec des jeunes acteurs français.

    Comment et pourquoi êtes-vous devenue coach d’acteurs ? 

    Après des années de convalescence, je me suis posée la question : est-ce que je pouvais jouer en français ? Est-ce que je pouvais reprendre une carrière d’actrice en France ?

    C’est à ce moment là que je me suis inscrite dans une des plus grandes écoles privées de Paris. Je prenais le temps de me remettre dans le bain de l’acting et surtout d’apprendre à parler français ! Mais très vite je me suis rendue compte que j’avais beaucoup à partager de mon expérience aux autres élèves, et c’est comme ça que spontanément, j’ai commencé à coacher.

    Mon destin était là!

    Par la suite, le directeur m’a proposé d’enseigner. Et c’est comme ça que tout a commencé.

    Pendant huit ans de coaching dans cette école, j’ai eu le temps d’observer les jeunes acteurs français. Je me focalisais sur leurs blocages, leurs malaises, pour peu à peu mettre en place une méthode qui répondait exactement à leurs besoins et à leur mentalité.

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    Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre propre studio ? 

    J’ai été vite frustrée par les conditions d’enseignement qu’offrait cette école.

    Plusieurs choses m’ont limité dans mon enseignement : on ne voyait les élèves qu’une fois par semaine (4h). Sans sélection, le niveau d’un élève à l’autre était très variable. L’ambiance n’était pas saine ; je sentais la jalousie, le jugement entre eux, ce qui était un handicap pour le groupe. Certaines règles de l’école ne me semblaient pas du tout adaptées aux conditions dont j’avais besoin pour coacher…

    J’avais l’impression de voir clairement les dysfonctionnements d’un centre de formation et bien entendu, je me suis appliquée à ne pas les reproduire dans mon studio.

    Pour répondre aux demandes de coaching privé, j’ai ouvert une petite entreprise de coaching. Ca marchait très bien et j’étais de plus en plus sollicitée. Mais les cours particuliers n’offrent pas le même potentiel que les cours collectifs, avec un groupe que l’on suit régulièrement. Ce qui me contrariait aussi c’était de coacher des jeunes qui malheureusement étaient souvent très mal formés et qui n’avaient aucune éthique solide de travail – il fallait souvent repartir à zéro !

    A cet instant, j’ai décidé de réunir un groupe d’élèves et j’ai commencé à travailler avec eux, selon mes règles, ma méthode et l’ambiance que je désirais créer. Ca a tellement bien marché que mes élèves m’ont soutenu dans le projet d’ouvrir mon propre studio !

    C’est comme ça que le projet du studio a pris naissance.

    Au-delà de tous ces constats, je ressentais un énorme potentiel de jeunes talents en France et je regrettais de voir autant de films étrangers envahir la TV ou le cinéma. En voulant ouvrir un studio d’acteurs, une maison d’artistes avec une forte identité artistique, une formation d’excellence, des projets créatifs et audacieux, je désirais contribuer à ma manière au rayonnement culturel français.

    Qu’est-ce qui différencie votre studio des autres écoles parisiennes ?

    Dans mon studio je ne voulais rien de superficiel, ni de « bordélique », ni de contradictoire dans l’enseignement (risque possible quand plusieurs professeurs enseignent sans véritablement accorder les méthodes).

    Je voulais avoir du temps en tant que coach et travailler dans des conditions optimales. J’ai donc mis en place une méthode rigoureuse et un ensemble de conditions pour donner à l’acteur une formation de haute qualité.

    Premièrement, je sélectionne tous les élèves du studio sur plusieurs critères : leur potentiel artistique et leur désir de travailler en collectif. En collectif mais pas en sur nombre ! Dans le studio, il n’y a que deux groupes de 20 personnes et le Groupe Studio, nos anciens élèves.

    J’essaie de faire mon maximum pour contrôler l’ambiance. Pas de jugements, pas de jalousies dans le studio : on travaille dans un esprit professionnel, solidaire et FUN.

    Et ça marche (rires) ! Ces résultats si positifs résultent d’une communication saine et authentique, (clef de voûte de mon travail) et d’un ensemble d’efforts. Dans le studio, les élèves ont accès à une cuisine et un salon dans lequel ils peuvent manger, boire leur café, discuter, écrire… être ensemble !

    Aussi mes élèves sont traités comme des professionnels, d’ailleurs la majorité d’entre eux tournent pendant leur formation. Entre nous, on ne parle pas d’ « élèves » mais bien d’acteurs en formation, et je ne suis pas une prof, mais leur coach. Mais surtout la grande différence avec les autres écoles c’est que nous sommes vraiment une famille artistique, c’est-à-dire, qu’après leur formation, mes acteurs ne quittent pas le studio. Ils continuent à s’entretenir dans le cadre du Groupe Studio et participent à toutes les activités de la maison. Ce qui est énorme ! Dans ce business, il y a beaucoup de solitude… J’ai vu des élèves avec un énorme potentiel perdre totalement confiance en eux une fois sortis de l’école, et personnellement je n’aurais pas toléré ça dans mon studio !

    « Il faut un village pour élever un enfant », raconte un proverbe africain.

    Le studio d’acteurs est aussi une maison d’artistes ! Nous organisons divers ateliers, comme des ateliers d’écriture, de peinture, de méditation etc…

    Toute initiative artistique est encouragée ! Nous sommes là pour nous nourrir artistiquement et intellectuellement, toujours ouverts sur l’extérieur, désireux de rencontrer toujours plus d’artistes ! I Hope to attract other freaks like me (rires).

    actors factoryQuelle est votre méthode de travail ? 

    J’ai développé ma méthode d’après mes expériences d’actrice et d’après ma compréhension de la culture française.

    Aussi j’ai la chance d’être dotée d’un grand sens de la psychologie, ce qui m’aide à suivre mes acteurs dans leur processus de travail.

    L’acteur doit avant tout prendre soin de son instrument (sa personne entière). J’attends de mes acteurs, une hygiène de vie irréprochable.

    L’échauffement avant chaque séance est très physique pour ces mêmes raisons.

    L’objectif pour un acteur est d’être vrai, de vivre authentiquement dans les circonstances imaginaires d’une scène.

    Un certain nombre d’exercices basés sur la disponibilité, la connexion à l’autre, l’ouverture émotionnelle, permettent à l’acteur de se connecter à son partenaire de jeu et de pouvoir atteindre une palette émotionnelle riche.

    Mais l’objectif est d’y arriver d’une manière facile, fluide et fun !

    Etes-vous fière de vos acteurs ?

    Oui et non (rires) ! Ca dépend des jours… Ca dépend des jours, car j’ai de très hautes attentes envers mes acteurs. Ce qui compte avant tout, c’est leur développement personnel et professionnel. Je suis heureuse quand je les vois s’épanouir, s’embellir, grandir, quand ils rayonnent après un long processus de travail… Là, oui je suis comblée et l’objectif est atteint.

    Evidemment je suis fière de les voir sur grand écran au cinéma ! 

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    Arrivent-ils à s’intégrer sur les plateaux du cinéma français ?  

    Oui, après seulement trois ans de studio, mes acteurs travaillent sur des tournages, pièces de théâtre, des clips, des pubs … Le mois dernier (mai 2013), j’ai compté 25 projets dans lesquels mes acteurs ont joué !

    Mais ce qui est le plus encourageant c’est que je suis continuellement en train de recevoir de bons feedback de la part des directeurs de castings, des producteurs et des réalisateurs. Non seulement mes acteurs sont professionnels, mais en plus ils ont une attitude irréprochable et une disponibilité d’une grande qualité en casting ou en plateau.

    Pour moi, l’objectif est atteint !

    Faites-vous du coaching pour des acteurs extérieurs au studio ?  

    Oui, en fonction de mes disponibilités. J’organise aussi, chaque année, trois stages intensifs. Ils permettent aux acteurs de découvrir ma méthode, l’esprit du studio et ma personnalité. Je conseille donc aux acteurs qui souhaiteraient que je les suive en coaching de faire le stage, car plus je connais l’acteur, plus j’aurais de facilités à le coacher. J’encourage aussi les acteurs qui désirent s’inscrire en formation continue à faire le stage. C’est une première rencontre déterminante dans la sélection.

    tiffany stern

    Désirez-vous jouer à nouveau ?

    Ce n’est pas mon objectif actuellement mais je sens qu’un jour je jouerai à nouveau. Des occasions se présenteront dans quelques années, je le sens. Mais ce n’est pas mon objectif aujourd’hui. La priorité actuelle est la réussite de mes élèves et la réalisation des projets que l’Actors Factory est en train de développer.

    Quels sont vos projets pour les années à venir ?

    Maintenant que la formation et la structure du studio sont solides, je suis en train de développer une société de production qui me permet de me réaliser autrement: par la réalisation de films.

    Le week-end dernier nous avons tourné le premier court-métrage de l’Actors Factory ! C’était extraordinaire ! Nous sommes en montage actuellement.

    L’année prochaine, je tournerai deux autres courts métrages et nous commencerons l’écriture d’un premier long-métrage.

    Evidemment, je travaille aussi au développement du studio car une maison d’artistes est extensible infiniment ; il n’y a jamais trop d’artistes de talent à rencontrer !

    tiffany stern

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  • Maxime Mallet enchaine les courts métrages !

    Maxime Mallet enchaine les courts-métrages, et ce n’est pas pour nous déplaire ! Ses yeux rieurs ont su convaincre plusieurs réalisateurs de travailler avec lui et c’est notamment lors d’un voyage au Mexique qu’il a pu tourner dans trois CM dont « Amor Prohibido » du cinéaste autrichien Synes Elishka. À noter que la belle Joanne Palmaro du groupe de deuxième année figure également au casting ! Facto power !
    maxime mallet, actors factory, studio

    Vous avez également pu voir Maxime dans le moyen-métrage de Robert Ly « Miaou Miaou, la complainte des chats mourants » projeté au cinéma des Ursulines à Paris. Maxime y incarne Jean Patrice, un employé d’entreprise devenu détective animalier et passionné par les grandes questions du karma… Un sujet poétique et intriguant…maxime mallet, actors factory, maison d'artistes

    Romy-Alizée

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  • Le regard bleu acier de Sisak a encore frappé

    Et c’est la chanteuse Cheinaïss qui a eu le plaisir de jouer avec lui pour son premier clip “Je me souviens“.

    L’expérience semble avoir été très enrichissante pour Sisak. En effet, il déclare à ce sujet qu’être immergé dans l’univers d’une artiste musicale lui a permis d’être confronté à un autre type d’Art et d’adapter la méthode de Tiffany Stern tout en se connectant à la musique.

    sisak, actors factory

     “J’ai appliqué les différents exercices que Tiffany nous conseille pour créer une véritable connexion avec son partenaire. Cheinaïss a été formidable, très ouverte à mes propositions et l’alchimie a vraiment fonctionné.”

    Actuellement en post-production, le clip sera bientôt visible sur le site de Cheinaïss.

    Bonne journée à tous !

     

    Romy-Alizée

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  • Julie Vignau, une actrice à suivre.

    Alors que depuis le début de l’année Julie entraine « le groupe de première année » aux cours du mardi soir, ses activités professionnelles prennent de plus en plus d’ampleur. Elle revient sur le mois de mai dernier, particulièrement intense et riche en expérience.

    En effet, au début du mois, Julie décide d’abord de participer au Kino Festival de Bruxelles. Le concept : un réalisateur arrive avec une idée, il a 72h pour créer son équipe de techniciens et d’acteurs inscrits au Kino, puis tourner et monter le film. Ce challenge, Julie l’a surmonté avec une équipe de jeunes irlandais autour du court métrage intitulé « Rouge », genre de comédie horrifique. Chacun ayant différents rôles dans la construction de ce film, c’est ainsi que Julie s’est retrouvée tantôt actrice, perchman, ou encore traductrice. De quoi multiplier les expériences et faire de belles rencontres.

    “J’ai appris énormément de choses, tu fais de tout, c’était hyper intéressant et du coup je vais faire le Kino de dublin, organisé par le réalisateur irlandais qui m’a fait tourner.”  

    Alors qu’elle rentrait de Bruxelles, Julie reçoit une proposition de rôle par l’un des techniciens irlandais pour un autre festival similaire, « Le festival du film d’un jour » à  Belfort. Le principe est le même, 48h pour finaliser un film autour d’un thème, « un grain de folie », présenté devant un jury. Julie s’embarque dans l’aventure, entourée d’une équipe dynamique, précise et sérieuse. Le résultat est éloquent: le film « Hannah » remporte le prix de la meilleure photographie, et Julie reçoit nombre compliments au sujet de sa prestation. Un film dont elle est fière, nous confie-t-elle.

    “C‘était un mois très riche, intense, fait de belles rencontres qui m’ont donné plein de confiance pour la suite.”

    Julie vignau, actors factoryLe dernier projet du mois était un court métrage étudiant, un huit-clos familial proche de « Festen ». L’histoire d’une fille qui ne supporte plus l’attitude de son père possessif et manipulateur et qui, le jour de son mariage, lui expose ses travers et ses défauts. Au-delà de la pesanteur d’un tel rôle, Julie a compris qu’elle incarnait en réalité la sœur du réalisateur, qui n’arrive pas à faire face à son père. Ce bio pic servait donc à délivrer un message à son attention, ce qui était assez déstabilisant aux premiers abords. Mais notre Julie a dépassé cet obstacle, livrant une performance convaincante et profonde, exauçant les souhaits du réalisateur.

    Ce mois particulièrement intense se clôture ici pour cette sensationnelle actrice, nous n’hésiterons pas à vous faire part des prochains projets de Mlle Julie Vignau. Restez aux aguets …

    Paul Paracini

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  • Titouan Gautier n’est pas un acteur comme les autres.

    Ce qui le rend si particulier ? Sa fraicheur juvénile mêlée à un cynisme déroutant auxquels s’ajoute un incroyable don pour l’improvisation. Et c’est justement cette ambiguité, ce je-ne-sais-quoi qui le rendent si magnétique, si imprévisible. Étonnant et détonnant, c’est en lui que le jeune réalisateur canadien Jack Wiktor a vu l’acteur de son prochain court-métrage. Un film tourné et monté en sept jours pour être projeté au 168 film festival de Los Angeles. Un tournage en anglais, donc, qui a permis à Titouan de faire ses premiers pas face caméra. « Au début, c’était un peu délicat de gérer la préparation émotionnelle. Mais très vite, le réal a compris et respecté mon processus d’acteur et m’a laissé entrer dans mon personnage à mon rythme. L’équipe, très organisée, m’a mis en confiance et j’ai eu énormément de plaisir à jouer ce jeune homme qui vient à Paris avec sa sœur pour rencontrer son auteur favori. »

    « The Fall » sera projeté à Los Angeles en août et à Paris à la rentrée prochaine. 

     

    Romy-Alizée

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  • Romy Alizée… Une vraie jeune femme, moderne, piquante

    …et profondément intense.

    Romy est de ces actrices qui d’un regard vous envoute ou vous glace. Jamais d’entre deux ; un caractère entier et une photogénie indéniable qui plait évidemment aux artistes. Après avoir été choisie pour faire la couverture du magazine Causette en décembre, Romy a pris part à d’autres projets qui ont su la séduire. On la retrouve donc dans le clip du collectif de DJs « La fine équipe », où elle apparait entre ombres et lumières, sobre et mutine. Vous pouvez voir le clip, réalisé par Sofair (Sofiane Mehelleb et Eric Wattinne) à cette adresse :

    L’autre projet auquel Romy a participé s’appelle « The Circle of Earthly Delights ». L’artiste Carina Erdmann a souhaité revisiter un tableau de Jérôme Bosch “Le Jardin des Délices”. L’idée de Carina est de mettre l’accent sur le contact des corps, les démarches que chacun entreprend pour exister dans le regard de l’autre. 13 saynètes qui aboutissent à la réunion de tous les acteurs en scène finale dans une ambiance utopique et naturelle.
    Romy explique : « J’ai trouvé intéressant de plonger au coeur de la réflexion d’un artiste et de participer à l’élaboration d’un projet si atypique. J’ai voulu comprendre le cheminement de leur pensée et m’oublier pour entrer en fusion avec le message qu’ils souhaitent passer »
    Cette expérience lui a semblé très enrichissante d’autant plus que « le sujet du film est en relation directe avec ce que la factory nous apprend à savoir la connexion, le contact des corps… »
    Si la vidéo n’est pas encore disponible, vous pouvez cependant aller admirer le travail de l’artiste sur son site Internet : http://carinaerdmann.com/

    actors factory

     

    Titouan Gautier

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