« Stern-Actor’s Do » ou la Voie du comédien

Ah ! Que je suis amoureux de cette richesse que nous enseigne, vieille de centenaires, la philosophie de l’extrême orient. Le cœur de toute chose humaine apparaissant comme la « sagesse » et le « bonheur », je ne peux que me réjouir que la vie m’ait placé déjà à deux reprises sur une voie qui me rapproche de plus en plus de ces deux notions fondamentales.

« Do », ce qui signifie « voie » en japonais, apparaît dans la dénomination de presque tous les arts martiaux. Le but ultime est la connaissance, la maîtrise parfaite de soi. Cette maîtrise, qui est la sagesse, apporte inéluctablement le bonheur, car en maîtrisant nos démons et notre quotidien, nous pouvons nous débarrasser facilement des choses négatives qui nous empoisonnent et empêchent de vivre pleinement.

J’en parle en termes généralistes, c’est vrai, mais chaque mot, chaque virgule que je place avec soin sur cette feuille vide est lourd de sens pour moi.

Pour être court, mon premier voyage hors de la turbulence qui est la vie au quotidien, je l’ai embrassé à 12 ans. Ce jour-là, j’assiste à mon premier cours de karaté-do. Enfant pas du tout sage, mes dix années de pratique de cet art martial m’offriront la confiance en moi-même, un grand respect d’autrui (y compris de l’adversaire) et une détermination illimitée. Cette voie de maîtrise de son corps et surtout de son esprit que mon Maître, riche de ses propres expériences au Japon et en Russie, m’a transmis, fut un puits de bonheur. J’y ai recueilli des ingrédients nécessaires pour réussir de nombreux défis jusqu’à ce jour.

Mais voilà, l’homme créa le métier de comédien…

(Et d’acteur si vous, en bon connaisseur de français, voyez une quelconque différence)

Cette affirmation est comme une implosion d’un silence long comme une tombe qui m’imprègne au plus profond de mes os et raisonne dans sa lourdeur parmi les quatre murs de ma chambre où je m’adonne à mes réflexions. Et là, je me sens seul et perdu.

Heureusement, je viens d’entamer le chemin de mon deuxième voyage. Mais tsss… Je vous en reparlerai ici un peu plus bas…

Le métier d’acteur est un ensemble de tout, le seul métier qui exige l’application de tout notre être, jusqu’au dernier petit morceau de la cellule de notre cerveau, de notre cœur et du petit doigt de notre pied gauche (c’est à dire mental, âme et corps). Aucune expérience de vie antérieure, que ce soit un vécu, une philosophie adoptée ou un diplôme obtenu, ne peut couvrir l’ensemble des choses qu’un acteur doit maîtriser. Ceci ouvre à la conscience de l’infini des choses qui composent la matière sur laquelle travaille un acteur.

Autant il peut être absent dans un rôle et ne toucher personne, autant majestueux et grand, chuchotant avec l’amour aux coeurs de ses semblables qui perceront du regard son humanité. Autant il peut souffrir en faisant face aux pires difficultés de la vie, autant vaguer au plaisir et au chaud de la couverture de sa reconnaissance. Autant il peut être humble et plaisant, autant pondre une perversion difforme qu’il présentera à son père, la Célébrité. C’est un métier des extrêmes!

D’où mon obligation de poser une question bien précise: avons-nous le luxe de nous tromper dans le choix de notre formation? Et puis, est ce qu’une formation dispensée par une école est suffisante et prépare-t-elle assez (ou prépare-t-elle tout court) pour confronter ce métier noble mais de tous coups bas pratiqués?…

Mais je m’égare. Pourquoi me demanderez-vous, j’ai nommé mon article « Stern-actor’s Do »?

Vous connaissez déjà la signification du terme Do. Ce qui est en revanche à préciser, c’est que ma rencontre avec mon coach (et j’en suis sûr, pour mes collègues qui partagent avec moi ce second voyage aussi) m’ouvre des perspectives que je n’aurais même pas soupçonné il y a encore un mois. Je savais déjà (les bruits courent avec de plus en plus de force) que quelque chose d’exceptionnel se construisait au sein de ces murs.

Le chef d’œuvre de mon coach, Tiffany Stern, dans la maison d’artistes Actor’s Factory est en route. Et nous, ses petits élèves, sommes son œuvre. Car elle ne regrette rien pour nous: elle nous adopte, elle nous aime, elle nous éduque à être artistes, elle nous apprend comment penser et comment se comporter en acteur; elle est notre premier fan, elle nous offre tout ce qu’elle sait (et elle en sait VRAIMENT beaucoup).

Ce n’est pas juste de la technique pour bien jouer devant la caméra ou sur la scène qu’elle nous enseigne (comme le font tous les écoles que j’ai visitées, tous les stages auxquels j’ai participés). C’est une véritable rééducation qu’elle nous offre. Car pour être un acteur vraiment bon, il faut être un être à part entière, fier de ses forces et surtout de ses faiblesses, et d’accepter de vivre sans réserve. C’est cette humanité qui criera à travers de l’écran et touchera inéluctablement le cœur du spectateur.

De l’autre côté, nous apprenons comment prendre soins de notre corps et de notre mental (de notre instrument de travail), toujours être en forme pour réussir les épreuves qui seront nombreuses.

Enfin, l’ambiance parfaitement maîtrisée et la nature d’enseignement créent des liens d’amitié irréfragables entre élèves. Ceci forme un noyau dur sur lequel les élèves peuvent atterrir pour ne pas se heurter à la solitude lors de passages difficiles dans ce métier capricieux.

Tiffany Stern nous offre la Voie du comédien. Il nous suffit de croire en elle et en nous-même et de l’emprunter. Certes, ce chemin est vraiment difficile, mais nous ne sommes pas seuls dans cette épreuve; elle nous guide, elle est à chaque étape avec nous…

Pour dire en terme commercial: nous avons le package complet, avec abonnement VIP et service après-vente très performant!

Alors, nous commençons notre voyage par le désir d’être acteur avec tous les défauts que la société d’aujourd’hui nous a à tort enseignés, et nous en sortirons complets. Nous serons complets par notre technique d’acteur et par notre savoir-vivre en acteur. Nous serons acteurs rééduqués par Tiffany Stern, des Stern comédiens, des « stern-actors » que tout professionnel saura distinguer sans difficulté dans le futur pas très lointain. Je crois que son nom ne lui appartient plus car elle nous l’offre goutte par goutte, à chacun de ses cours. Son nom fait partie du domaine public maintenant.

Aujourd’hui nous empruntons le Stern-actor’s Do!

(Tiens, il faut que je note dans mon agenda un rendez-vous pour déposer cette marque!)

Sisak