Master Class avec Stéphane Foenkinos

 

Le jeudi 6 mars a eu lieu la Master Class avec Stéphane Foenkinos, personnage haut en couleurs, à l’humour vif et mordant, qui de sa nonchalance naturelle nous a expliqué son parcours et distribué ses conseils.

Stéphane est d’abord connu pour son travail impressionnant en tant que directeur de casting (il a collaboré sur une soixantaine de long métrages français et internationaux, notamment avec Ozon, Godard, Téchiné, Woody Allen ou encore Zemeckis).

C’est le métier qui l’a choisi par un concours de circonstances, nous confie-t-il. D’abord professeur d’anglais en ZEP, il se retrouve à faire passer des essais pour Jacques Doillon avec qui il se liera d’amitié. De là, débute une carrière de quinze années riches d’opportunités et de rencontres, où les rapports humains, la découverte de nouveaux talents et la qualité des essais sont toujours privilégiés, une des raisons qui l’amènera à créer l’A.R.D.A en 2001.

Lorsqu’il décide d’arrêter le métier avant que l’amertume le gagne, il déclare ne plus caster sauf si Woody Allen l’appelle, situation qui arrive deux fois de suite, l’empêchant de garder cette promesse !
Il continue occasionnellement les castings pour les projets qui lui tiennent à coeur, voguant entre Montréal et Paris avec la légèreté qui lui est propre.

actors factory, stephane foenkinos2

Quant aux projets futurs, Mr Foenkinos en a toujours plusieurs en préparation, car ce qu’on sait du personnage c’est que Stéphane n’aime pas les étiquettes, il multiplie les casquettes -chose délicate et pourtant commune au milieu du cinéma-.

On le retrouve en tant qu’acteur, sa première vocation de jeunesse dans le milieu artistique, scénariste co-écrivant parfois avec son frère David déjà bercé dans la littérature, et dorénavant réalisateur à l’avenir prometteur puisque sa dernière réalisation, « La délicatesse » fut récompensée de plusieurs prix.

Dans une atmosphère détendue où l’humour est roi, les échanges de questions et de conseils sur les castings se déroulent avec une simplicité et une complicité rares. Deux heures déjà sont passées, nous ressortons tous, notre invité inclus, le coeur plein d’espoirs pour le futur du cinéma français, qui lentement change et vise les exigences d’Outre-Atlantique.

Le choix d’y croire … Ou l’exode au Québec ? A suivre …