Le Blog de l'actors factory

  • Léa Issert : une beauté sauvage au talent instinctif

    Alors qu’elle termine sa première année à l’Actors Factory, Léa Issert a eu l’occasion de tourner dans plusieurs projets dans lesquels elle a pu explorer différents aspects de sa palette de jeu.

     

    En attendant de vivre

     

    Ce court métrage a été réalisé par Inès Ben, étudiante en dernière année à l’école de la Cité.

     

    Afin de postuler, Léa a dû envoyer une vidéo à la réalisatrice. Originellement, elle auditionnait pour le rôle de Maya (finalement obtenu par Sabrina Ould Hammouda, en 2e année à la Facto). Après avoir rencontré Inès, les deux jeunes femmes se sont mises d’accord pour que Léa joue finalement le rôle de la soeur de Maya.

    “En attendant de vivre” suit le personnage de Maya, atteinte de la mucoviscidose, en phase terminale. Sachant qu’elle va mourir, elle a décidé de se faire cryogéniser. Son frère la soutient dans cette décision mais elle redoute de l’annoncer à sa soeur, Léna, qui garde l’espoir de pouvoir la sauver. Léna n’est pas prête à perdre sa soeur, et le court métrage s’attarde donc sur cet épisode délicat et tragique dans l’histoire de la fratrie.

     

    Léa se reconnaissait bien dans la personnalité de Léna, passionnée et têtue. Afin de mieux comprendre son personnage, notre actrice a regardé plusieurs films. Elle cite par exemple “Mustang”, pour la relation fusionnelle entre deux soeurs, ainsi que “I Origins”, pour le rapport entre science et spiritualité.

     

    en attendant de vivre 3

     

    Sabrina et Léa ont aussi passé beaucoup de temps ensemble pour créer des liens forts, et créer une histoire et des souvenirs communs. Cela a permis aux deux actrices de mieux visualiser leur relation.

     

    Le tournage a duré 5jours. Léa confie avoir rencontré quelques difficultés lorsque l’équipe était contrainte d’accélérer le rythme, particulièrement sur l’une des scènes les plus fortes du film.

    “Je me suis chargée de cette frustration pour l’appliquer à mon personnage, qui n’accepte pas que sa soeur puisse l’abandonner”.

    Une réaction professionnelle qui lui a permis de toucher au plus près l’authenticité de son personnage.

     

    Soif de Vengeance

     

    Réalisé par Jordan Baudiquey, réalisateur de l’EICAR, ce court métrage a offert à Léa le meilleur casting de sa jeune carrière.

     

    En effet, Léa devait interpréter la scène la plus tendue du film, au cours de laquelle elle est séquestrée par le meilleur ami de son père. Attachée sur une chaise, mains liées, le personnage hurle, pleure et supplie son père de la sauver.

    Une scène très compliquée à délivrer en casting. Heureusement, Léa a eu la chance d’avoir une réplique extraordinaire.

    “Un acteur était venu pour le rôle du psychopathe. Il avait suivi une formation avec l’un des anciens élèves de Meisner. Il ne m’a pas juste donné la réplique. Il a véritablement vécu la scène”

     

    Léa n’avait plus l’impression de jouer : elle vivait la situation de son personnage et était effrayé par l’autre personnage. A la fin de la scène, le directeur de casting était en larmes et a félicité Léa pour sa prestation.

     

    soif de vengeance 2

     

    “Soif de vengeance” raconte comment Joe, après le décès de sa femme, tente de survivre, seul avec sa fille Cindy. Tourmenté par cet évènement tragique, il s’est mis à boire, ne cherche plus de travail etc. Cindy, elle, essaie par tous les moyens d’encourager son père et de le soutenir, croyant que sa mère est morte lors d’un accident de voiture.

    Le travail de Léa s’est concentré sur sa relation avec son père. Elle a donc utilisé le temps qu’elle avait avec l’acteur pour apprendre à le connaître, et trouver une tendresse et une affection pour lui.

     

    Le tournage s’est bien passé, même si Léa reconnait avoir eu davantage de difficultés à rentrer dans la fameuse scène du casting. Elle a alors demandé à ce qu’on lui attache réellement les mains de façon très serrée, et à ce qu’on lui scotche la bouche tout le long de la scène.

    “Je ne voulais avoir aucun répit, et vraiment ressentir l’effet d’une séquestration”

    Cela l’a grandement aidé, et on attend avec impatience de découvrir le résultat de ce travail organique et acharné.

    Grâce aux différents projets tournés cette année, Léa va pouvoir monter sa bande démo, et ainsi commencer à démarcher les agents.

     

     

    Pour davantage d’infos sur Léa et ses projets, rendez vous sur sa page pro : Léa Issert

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  • Dalila Abdi rend hommage aux femmes de sa famille dans “D’une Rive à l’Autre”

    Dalila Abdi a eu la chance de tourner dans un court métrage qui l’a véritablement touché au coeur. Il s’agit de  “D’une rive à l’autre”, réalisé par Ivo Da Silva, qui a été projeté lundi 13 juin, en présence de la ministre de la Culture Audrey Azoulay.
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    Dans ce court métrage, Dalila incarne une mère arabe dont la fille se prostitue. L’intelligence du scénario tient au fait qu’on ne sait jamais vraiment si ce personnage se doute des activités de sa fille.
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    A la lecture du script, l’actrice a été très troublée : chacun des personnages écrit lui rappelait des gens qu’elle a connu, qu’il s’agisse de son oncle, son grand père, sa mère, sa soeur etc. C’est cette finesse et cette justesse dans l’écriture des personnages qui l’ont séduite.
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    Lorsqu’elle s’est rendue au casting, Dalila tenait à être déjà le personnage. Ainsi, elle s’est rendue à la Fémis voilée. Foulard sur la tête, la route vers l’école de cinéma lui a permis de prendre conscience du regard des gens, et de ce que cela faisait vivre en elle. Une fois dans la cour dans la Fémis, elle a rencontré le réalisateur, qui a été sensible à cette démarche.
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    Le comédien principal, qui travaillait depuis déjà un mois avec le réalisateur était également présent. Tous trois sont montés dans une des salles de l’école et ont attaqué le travail de lecture et de traduction des répliques en arabe.
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    Dalila ne le savait pas encore, mais leur choix était déjà fait. Très disponible et à fleur de peau, elle a su interpréter authentiquement la situation de son personnage.
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    Notre actrice est heureuse d’avoir décroché ce rôle, “à l’opposé des représentations folkloriques qu’on voit habituellement au cinéma.”
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    Fatma, son personnage est une femme moderne. Elle ressemble à toute les femmes méditerranéennes, les piliers et la source de joie de leur foyer.
    Dalila est très reconnaissante envers le réalisateur Ivo, d’avoir su faire le portrait d’une famille arabe d’aujourd’hui, débarrassé des clichés habituels.
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    On retrouve dans ce film une famille comme les autres, avec ses non dits, sa pudeur, la force de leur amour, et une soif de savoir et de culture.
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    dalila rive
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    Le réalisateur, sur le tournage, a fait preuve d’une grande sensibilité, et d’une écoute attentive avec ses acteurs, Dalila, Tristan Isli, Layla Messitane, Bénédicte Lala Arnoult etc.
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    “Il m’a laissé une totale liberté d’interprétation. Il est très à l’écoute de ses acteurs et sait s’adapter à leurs propositions.”
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    Le rendu final du court métrage est plein de poésie, sincère et juste. On peut sentir qu’il a été fait avec le coeur. Dalila est fière d’avoir pu participer à ce projet, qui donne la parole aux femmes de sa familles ; des femmes “fortes, douces, chaleureuses, avec leur part d’ombre et leurs blessures”.
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    Elle a d’ailleurs été coachée par sa mère et sa grand mère afin de “faire claquer l’accent Algérois”
    C’est avec plaisir et responsabilité que Dalila a plongé dans l’histoire de cette femme. Le réalisateur dira d’elle :
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    “Dalila fait partie de ces actrices qui ont compris que la sobriété du jeu est un des principaux critères pour être juste devant une caméra, qu’un regard, même furtif, vaut souvent plus qu’une tirade enflammée.

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    Nous vous laissons découvrir le trailer de “D’une rive à l’autre”  :

     

    Pour davantage d’informations sur Dalila et ses projets, rendez vous sur sa page pro : Dalila Abdi
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  • Leslie Medina et Jules Ritmanic dans camping 3

    Les factos Leslie Medina et Jules Ritmanic à l’affiche de Camping 3 sont en pleine tournée promotionnelle avant la sortie officielle du 29 mai 2016

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    http://www.sudouest.fr/2016/05/23/camping-3-en-avantpremiere-2372027-4344.php

    http://www.lemainelibre.fr/actualite/sarthe-avant-premiere-de-camping-3-c-est-nos-bronzes-a-nous-video-12-06-2016-163322

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  • Retour gagnant pour Amayel Ndiaye, entre CM dystopique et 1ère réalisation !

    Après avoir organisé le Festival Film Femmes Afrique, Amayel Ndiaye est revenue à Paris avec une énergie débordante. Elle a alors participé à un court métrage ambitieux, puis à posé ses valises à Caen pour le Kino, au cours duquel elle a réalisé son premier projet.

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    GENEXIS

    Ines et Bob sont co-scénaristes et co-réalisateurs sur ce projet : ils avaient déjà eu l’occasion de faire tourner Lucia Ceracchi, actrice du Groupe Studio, dans un de leurs précédents courts métrages.
    Ayant particulièrement apprécié la qualité de jeu de cette dernière, ils ont choisi de ne pas faire passer de casting à Amayel.
    “Ils m’ont expliqué qu’ils avaient confiance en la Factory et en Tiffany, et que je n’avais donc pas besoin d’essai”, se souvient Amayel.
    Une certaine pression pour notre actrice, mais sa rencontre avec les réalisateurs a dissipé ces peurs. Une entrevue de plus de quatre heures où ils ont échangé sur leurs projets passés et futurs.
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    Aïleen
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    Dans Genexis, la société est régie par une application appelée SPEG : tous les aspects de la vie professionnelle, sociale et intime sont jugés, évalués et notés via celle-ci.
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    Emilie, employée pour la société qui oeuvre à la maintenance de SPEG va, avec l’aide d’autres activistes, pirater et réduire à néant ce système.
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    Amayel, quant à elle, interprète le rôle d’Aïleen Dumas, une utilisatrice premium de l’application, grâce à laquelle elle vit “une vie parfaite et sans aucun souci !”
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    Inès et Bob ont décidé de tourner un teaser pour le court métrage, qui consiste en une publicité pour SPEG. Le personnage d’Amayel est l’égérie de cette publicité.
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    Amayel a beaucoup travaillé, afin d’offrir un personnage authentique, sans aucune négativité en elle. A force de réflexion, elle a trouvé “la” phrase qui lui a permis de se connecter réellement à Aïleen. Elle a par la suite abordé toutes les scènes avec des états émotionnels tels que la puissance, l’amour, la paix.
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    Dès lors, le tournage a été très fluide et fun.
    “Les réalisateurs savaient exactement ce qu’ils recherchaient et étaient très clairs”.
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    Aïleen coiffure
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    Amayel s’est attachée à rester présente et disponible, pour réagir au mieux aux situations de son personnage et de ses partenaires de jeu.
    Ce fut pour elle l’occason de se rendre compte de la réelle endurance nécessaire sur un tournage, à force de différentes prises sur différents axes.
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    Heureusement, son dialogue intérieur la maintenait toujours connectée aux enjeux que son personnage défendait.
    Le tournage a par ailleurs accueilli d’autres Factos, qu’Amayel n’a cessé de conseiller au cours de la pré-production.
    ‘Dès qu’il manquait un acteur, j’envoyais 4/5 propositions de factos qui correspondaient à la recherche”.
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    Amayel s’est donné à fond sur ce tournage (jusqu’à manger de la viande, elle qui est végétarienne), dont on espère voir les images très rapidement.
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    HEP KENAVO (Sans dire Adieu )

    Amayel a également participé au Kino Caen (dont nous vous parlions dans un précédent article sur Augustin Brat).
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    Forte de son expérience au Festival Film Femmes Afrique (festival sénégalais qu’elle a organisé en fin d’année dernière), elle a décidé, conjointement avec Anaïs Beluze et Augustin Brat, de réaliser son premier court-métrage.
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    “Je me suis souvenu de réalisateurs présents au festival qui m’avaient dit : “Donc toi tu es comédienne, scénariste, t’as déjà fait de la mise en scène, tu viens d’organiser un festival et tu penses que tu ne peux pas réaliser un court métrage?” “
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    C’est ainsi qu’elle a trouvé la motivation pour se lancer dans cette nouvelle aventure. Après avoir pitché des idées avec Anaïs et Augustin, ils ont sélectionné une de leurs idées, écrit le synopsis et séquencer le tout.
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     Hep
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    Augustin, improvisé assistant réal, s’est ensuite lancé dans le recrutement d’une “super équipe de tournage”. Il a également trouvé des lieux de tournage, correspondant à l’ambiance désirée par nos trois acteurs.
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    Tous trois souhaitaient tourner dans le court métrage. Ils ont fait appel à deux autres Factos présents au Kino (Fiorenza Dalla Valle et Kaou Langoët). Enfin, Pascal Bulot et Lys Leblanc se sont greffés au projet.Le court métrage raconte la dernière soirée d’une bande d’amis qui s’apprête à voir K (Kaou), partir à l’autre bout du monde.
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    L’avantage de ce tournage était que quasiment tous les acteurs se connaissaient et qu’il n’a donc pas été difficile de recréer à l’écran cette complicité.
    Amayel avait demandé à ce que chacun détermine une relation particulière à K, “tant que ce choix était clair, précis et assumé”.
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    Il a aussi été décidé que ce court métrage se ferait sans parole, et serait accompagné d’une musique originale.Toute l’équipe partageait cette envie de s’amuser et de vivre dans le moment présent du tournage. Amayel, avant chaque prise, se charger de rappeler à chacun l’état d’esprit général de la scène, les relations entre tel et tel personnage etc.
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    Hep 2
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    Elle prenait par ailleurs le temps d’expliquer à son équipe technique ce qui allait se passer, les personnages qui allaient prendre le dessus, l’ambiance et les points de vue souhaités etc.
    Notre actrice a été épatée par le professionnalisme de Justine, la cadreuse-monteuse, et de Paul, l’électro.”Pour chaque séquence, Paul a créé une lumière si parfaite que l’étalonnage n’a pas été nécessaire. Et Justine a su parfaitement capter les ambiances que je voulais, me proposant régulièrement des plans plus réalistes et plus subtils.”
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    Encadrés par des pros du Kino, Amayel s’est sentie très bien entourée, et n’a à aucun moment perdu sa motivation et son énergie, peu importe les difficultés qui se présentaient à elle.

    Les décors ont beaucoup aidé à immerger toute l’équipe dans l’atmosphère dont rêvait Amayel.

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    Cette expérience lui aura énormément appris, sur les challenges de réalisateur, sur la polyvalence entre actrice et réalisatrice. Surtout, sur le plaisir qu’elle a eu à diriger, mettre en scène, organiser et faire de ce tournage une aventure collective où chacun est au service de l’histoire racontée.

    “Je suis heureuse d’avoir pu mener ce projet du début à la fin en si peu de temps et en gardant une si belle ambiance. Je suis reconnaissante envers toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à la réalisation de ce clip.”
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    Après avoir eu de bons retours lors de la projection de fin de Kino, dans une salle de 300 personnes, Amayel travaille désormais sur une nouvelle version du film, qui rendra encore mieux compte de ce qu’elle souhaitait obtenir comme rendu.

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    Enfin, Amayel a décroché un rôle de professeur de sport déjantée et hyperactive dans une mini série de l’EICAR, “Haltère & Go” !

    Pour davantage d’infos sur Amayel et ses projets, rendez vous sur sa page pro : Amayel Ndiaye

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  • Strange Cookie, la mini série inventive et décalée de Bastien Garcia

    Depuis son arrivée à la Factory, Bastien Garcia a lancé sa mini série, appelée Strange Cookie. “Eloge de l’homme nul” comme il la présente, elle est l’occasion pour lui de se lancer dans une aventure qui mêle créativité, partage et détermination.

     

    Bastien Garcia voulait depuis longtemps créer un programme court qui lui ressemblerait et lui permettrait  d’explorer sa créativité et sa folie. Grâce à “Strange Cookie”, il a la possibilité de mettre cela en oeuvre. Surtout, cela lui permet de tourner aussi souvent que possible, épaulé par ses collègues de la Factory.

     

    Strange Cookie suit les péripéties de son alter égo, “en un peu plus loser lâche et maladroit”. La réussite de ce projet tient effectivement au fait que Bastien plonge sans retenue dans les travers de son personnage, qui le rendent parfois agaçant, parfois touchant, mais toujours humain.

    Inspiré par de grandes figures comme Louis CK et Larry David, Bastien évoque à la fois les angoisses, les rêves et les échecs de son personnage.

    Notre comédien essaie, durant les tournages, d’être le plus proche de ses propres émotions. Le but n’est pas de “jouer” mais de vivre organiquement les aventures de son alter ego.

     

     

     

     

    “Comme nous l’apprend Tiffany, je fais mon maximum pour être dans l’instant présent et focaliser toute mon attention sur mon partenaire”.

    Cette approche contribue à rendre chacun des épisodes très naturel, très vrai. Bastien ne cherche pas à plaire ou à se mettre artificiellement en avant. On peut ainsi facilement se reconnaître dans ce qui est dit et ce qui est vécu.

     

    Les tournages sont un mélange de “freestyle” et de grande précision. Bastien sait ce qu’il veut obtenir, et sait communiquer sa vision aux acteurs et à son équipe technique.

    “On tourne en petit comité, dans les appartements des uns et des autres. On fait tout nous mêmes, dans une logique d’économie et de spontanéité”.

    L’essentiel est de faire, de créer, de ne pas se poser de questions.

    Bastien assure que sa formation à l’Actors Factory a “tout changé” pour lui. Le fait d’être poussé à prendre des risques et à se mettre en danger rend les tournages plus simples et plus fluides.

     

     

     

     

    Comme il le souligne, “on cherche à s’amuser au maximum”. Tous ensemble, les acteurs construisent le projet, dans une dynamique positive et motivante.

    Ainsi, Bastien reste en permanence dans la création : s’il ne tourne pas, il écritle prochain épisode. S’il n’écrit pas le prochain épisode, il prépare la sortie de l’épisode précédent etc.

    Cette proactivité dans le travail est un gros atout et force est de constater que cela fonctionne (plus de 2000 vues pour certains épisodes). Beaucoup de Factos espèrent participer à un futur épisode.

     

     

    N’hésitez donc pas à liker la page de Strange Cookie en vous rendant sur cette page : Strange Cookie

    Pour davantage d’infos sur Bastien et ses projets, rendez vous sur sa page pro : Bastien Garcia

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  • Denis Lavant en masterclass : de la poésie et de l’humain.

    Mercredi 17 mai, nous avons eu l’incroyable chance de recevoir l’acteur Denis Lavant dans nos nouveaux locaux, pour une masterclass intimiste et passionnante.

     

    Pour cette première masterclass au 31 rue Titon, les membres du studio ont écouté avec attention le talentueux Denis Lavant. Un personnage à part entière qui, par son humilité, sa bienveillance et sa poésie a su charmer et captiver tout le monde.

    Denis Lavant respire l’amour pour son métier. Comme il l’a confié d’emblée, “Le travail d’un acteur n’est pas quantifiable, pas estimable. C’est une question d’échange, de communication.”

     

    Durant toute la masterclass, Denis Lavant a détaillé son parcours, l’émaillant de multiples anecdotes, de ressentis sur ses tournages, et de réflexions sur le travail du comédien.

    Il nous a expliqué qu’il avait mis beaucoup de temps à s’identifier comme acteur : “Etre acteur, c’est une psychanalyse poétique, une recherche sans fin”.

    Adolescent, Denis Lavant débordait d’énergie ; toute surface devenait son terrain de jeu, et il se plaisait à grimper, escalader , marcher sur les mains etc. C’est ainsi que l’univers du cirque s’est imposé à lui, pour “canaliser” cette énergie dans l’acrobatie, le jonglage etc.

     

    denis lavant

     

    C’est ensuite avec le mime qu’il a pu explorer toutes les facettes de l’expression corporelle, avec des modèles comme Chaplin ou Buster Keaton. Dès ce moment, il a compris l’importance de raconter des histoires, par le biais du corps et du mutisme.

     

    Ses premiers pas dans le théâtre, lorsqu’il était au lycée, furent placés sous le signe de l’onirisme.

    “Je voulais me déguiser, me transformer, rentrer dans le domaine du rêve et de l’imagination”.

    Sa rencontre avec Carlo Boso lors d’un stage de comedia dell’arte sera décisive pour lui, puisqu’il dira qu’il en a tiré “toutes les racines de mon jeu d’acteur”.

    A cet âge là déjà, tous les choix de Denis Lavant s’effectuaient par instinct, sans suivre de route conventionnelle.

    A l’aise dans son corps et dans sa gestuelle, il n’en voulait pas moins comprendre le langage théâtral, c’est à dire comment trouver la même liberté avec un texte qu’avec l’expression corporelle.

    Il est ainsi entré au studio 34, puis à la rue Blanche. Mais le travail de scènes qui y était dispensé l’ont laissé extrêmement perplexe car il n’y trouvait pas la créativité et l’engagement qu’il désirait. Il entrera également au Conservatoire Nationale de Paris. Une expérience qu’il qualifiera de “cauchemar total”, tant les différentes méthodes des professeurs le restreignaient.

     

    Après plusieurs expériences théâtrales, sur scène ou dans la rue, c’est avec Leos Carax qu’il découvrira le monde du cinéma, dans le film “Boy Meets Girl”. Bien que le scénario de prime abord ne semblait pas tant le toucher, c’est la présence de deux petites scènes qui le convaincront d’accepter. Deux scènes emplie de symbolisme et d’onirisme. L’imaginaire enfantin qui se dégageait de ces deux séquences ont réveillé son instinct et il s’est donc lancé dans l’aventure.

     

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    Au cours de la masterclass, Denis Lavant nous a raconté de nombreuses anecdotes sur son expérience dans le cinéma de Leos Carax, notamment sur “Les Amants du Pont Neuf”,  un film dans lequel il s’est “heurté à la folie, dans cette quête d’authenticité”.

     

    Chacun de ses tournages avec ce réalisateur lui aura apporté un déclic sur sa manière de jouer. A chaque fois, c’est à force de prises de risques et d’expérimentation qu’il a finalement trouvé la clé du personnage.

    “Je n’ai pas de méthode ; c’est une suite d’expérimentation hasardeuses. Plus un personnage est rempli de contradictions, plus il est riche, plus il est vivant. Si on le définit trop, on l’enferme”.

    Le travail sur la physicalité des personnages parait essentielle à cet acteur : “pour chercher, il faut d’abord expérimenter l’espace physique et l’espace sonore”

    Denis Lavant aime à voir les rôles qu’il interprète comme des énigmes, “il faut trouver l’entrée, le fil”.

    Plus tard dans la masterclass, nous avons échangé sur le film “Holy Motors”, et sur la création du fameux “Monsieur Merde”, un processus créatif aux antipodes du travail qu’il avait pu effectuer sur les précédents films du réalisateur.

    “Monsieur Merde, c’est du postiche : il y a une posture de jeu, des accessoires (les ongles, l’oeil, la barbiche). Ca permet de se dédouaner”.

    Lorsqu’il a été interrogé sur les nombreux rôles qu’il interprète dans Holy Motors, il a expliqué qu’il avait souhaité se raser entièrement, afin d’être “une surface de base, qui puisse accueillir les attributs des personnages”.

    C’est durant les nombreuses heures de maquillage qu’il se laissait petit à petit imprimer par le reflet du personnage qu’il voyait dans le miroir.

     

     

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    Nous avons également beaucoup discuté de sa passion pour le théâtre, avec notamment son expérience dans la peau du romancier controversé Louis Ferdinand Céline.

    “Ce qui me plait avec le théâtre, c’est l’évocation ; partir de rien pour évoquer et faire rêver”.

    Cette phrase semble d’ailleurs parfaite pour décrire l’ambiance et le plaisir qui émanaient de cette masterclass. Suspendu à ses lèvres, amusés par son rire enfantin et son verbe, précis et passionné, tout le studio est ressorti de cette rencontre positivement ébranlé, convaincu d’avoir assisté à un moment unique, de partage et d’humanité.

     

    Merci encore à Denis Lavant !

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