Le Blog de l'actors factory

  • portait de Jeanne Bonraisin , actrice de l'actors factory, dirigée par la coach américaine tiffany stern, paris

    Anaïs Beluze et Jeanne Bonraisin entre danse et théâtre au Festival d’Avignon !

    Jeanne Bonraisin et Anaïs Beluze seront toutes deux présentes au sein d’une même création pour le Festival Off d’Avignon : une performance danse et théâtre autour des textes de « Fragments d’un discours amoureux », de Roland Barthes.

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    A l’origine du projet Florine Clap (metteur en scène) et Nans Pierson (danseur et chorégraphe) avaient eu l’idée de monter une performance chorégraphique avec l’actrice et danseuse Jeanne Bonraisin pour le festival « Senlis fait son théâtre ».

    Très vite ils eurent l’envie d’y associer un texte, une parole, et c’est comme ça que « Fragments d’un discours amoureux » de Barthes s’est imposé comme une évidence.


    Ces textes devinrent une telle source d’inspiration qu’ils eurent le désir de porter cette création d’une heure en Avignon.

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    L’amour anime et inspire nos vies, mais ce qui les intéressait davantage ce sont les états dans lesquels l’amour nous plonge tous, et comment l’individu compose avec.
    Dans les “Fragments amoureux”, Barthes décortique finement les différents états (l’attente, le désir, la jalousie, l’abandon…).

     

    Nans et Florine ont voulu mettre en scène les tumultes de l’âme qui s’expriment aux travers des corps et questionner l’opposition corps/langage que Barthes met en avant « Ce que je cache par mon langage, mon corps le dit ».

    Ils construisirent alors une pièce pour trois performeurs.
    Ayant auparavant travaillé avec Anaïs Beluze (« Nocturne », « De la spéculation ») ils se tournèrent naturellement vers elle, et décidèrent que Nans intégrerait également l’équipe des interprètes.

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    Chacun d’eux est investi d’un état, et ils sont partis des gestes quotidiens pour élaborer le langage chorégraphique. Ces corps oscille entre le celeste et le terrestre, entre l’extase et la souffrance.

    Barthes parle de déséquilibre chez le sujet amoureux et c’est ce déséquilibre qui les a inspirés.

    « La folie est là toute proche », et l’idée d’obsession est récurrente dans la pièce.. L’amour comble, percute et torture à l’infini, de façon cyclique,  dans leurs (nos ?) vies.

    Le hasard des dates fait que cette création concorde avec le centenaire de la naissance de Roland Barthes…
    Nous leur souhaitons à tous les 4 un excellent festival d’Avignon !

    « Mise en scène d’un corps amoureux » se jouera tous les soirs au Pandora Théâtre à 19h20, du 04 au 26 juillet (relâche les 11 et 20 juillet).
    Infos et résa à www.lepandora.fr et au 04 90 85 62 05

    Les 4, 5, et 6 juillet, l’entrée est gratuite !

    Pour davantage d’infos sur Anaïs Beluze et Jeanne Bonraisin, rendez vous sur leurs pages pro en cliquant ICI et ICI

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  • Romy Alizée, actrice intense et photographe talentueuse

    Les qualificatifs ne manquent pas lorsque l’on évoque Romy Alizée : originale, imprévisible, intense, militante etc. Aujourd’hui, c’est la multiplicité de ses talents qui nous intéresse, à travers un moyen métrage poétique et son projet photographique “The Room Got Heavy” !

     

    Coagulum

    Coagulum est le premier film de Victor Boulenger. Le casting est composé de Romy Alizée Pantelidis, Antoine Quintard, Faustine Levin et Lisa Garcia. Un moyen métrage que le réalisateur résume avec cette phrase “C’est un peu la jeunesse qui rencontre la Mort, et qui lui dit merde !”

    Plus concrètement, Coagulum suit le personnage de Jean, jeune homme déprimé. Lauren, une jeune femme énigmatique va alors l’entrainer dans une dernière danse amoureuse avant la mort. Romy incarne Lauren, représentation fantasmagorique de “La Femme”.

     

    Dans l’une de ses scènes, “la plus intense”, Romy devait se déshabiller intégralement devant la caméra. Un moment qui s’est déroulé en toute fluidité, grâce à l’équipe technique, qui a su mettre Romy à l’aise.

    “C’était assez beau comme moment car Lauren fait figure de mythe et en même temps, il fallait lui amener suffisamment d’humanité  pour qu’elle puisse toucher Jean.” L’actrice raconte avoir dû particulièrement travailler sur l’assurance qu’un tel personnage peut ressentir.

     

    Le résultat est un film “poétique, bizarre et troublant”, qui a été projeté au cinéma La Bastille dans le 11e arrondissement, au mois de mai.

     

     

    The Room Got Heavy

     

    Depuis un an, Romy s’est lancé dans la photographie. Une nouvelle corde à son arc, qui lui permet de mettre sur pellicule un univers qui lui est propre. La qualité de son travail est indéniable ; Romy parvient à extraire de ses modèles vérité, fragilité et réalité sans fard.

     

    Elle nous explique la genèse de ce projet :

    “Face au bombardement visuel auquel nous sommes habitués, l’envie de composer mes propres images où les corps seraient avant tout des personnes et où mon lien avec chacune d’entre elles serait mis en relief, est devenue viscérale.”

     

    Armée de son appareil photo argentique noir et blanc, Romy a photographié amis proches, amant-es, ainsi que quelques inconnus dont le charisme a attiré son regard. L’objectif de Romy est de montrer ses modèles tels qu’ils sont.

     

     

    “Les corps féminins sont confiants et détendus tandis que les corps masculins dévoilent une fragilité souvent tapie dans l’ombre des clichés.”

    Beaucoup de membres de l’Actors Factory se sont ainsi laissés prendre au jeu : Caroline Chottin, Paul Paracini, Anaïs Beluse, Titouan Gautier, Kaou Langoët, Alexis Corse, Michel Mhanna… Vous pourrez trouver quelques unes de ces photos en bas de l’article !

    Après une première exposition au printemps, Romy espère bien réussir à exposer l’ensemble de son projet d’ici à la fin de l’année.

     

    Retrouvez l’ensemble des photos en cliquant sur ce lien : The Room Got Heavy
    Pour davantage d’infos sur Romy Alizée et ses projets, rendez vous sur sa page pro en cliquant ICI