Le Blog de l'actors factory

  • Cindy Bobbio dans plusieurs courts métrages !

    Cindy Bobbio est en première année à l’Actors Factory. Cette année, Cindy a tourné dans de nombreux courts métrages et partage avec nous deux projets auxquels elle a participé récemment.

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    Le premier est “Seul(s)”, un court-métrage de Teddy Suroux où Cindy joue le rôle d’une femme enceinte essayant de survivre dans un monde post guerre nucléaire particulièrement hostile. La jeune femme se débat sans relâche pour sauver l’enfant qu’elle porte dans l’espoir qu’elle trouvera un havre de paix sur cette terre désolée.

    Voici comment Cindy décrit son travail sur ce court métrage : “Je n’avais pas de texte, c’était un rôle très physique. J’ai couru énormément, toute la journée ! Nous avons tourné dans un hangar énorme dans le froid. Mon échauffement a été vraiment important.” Elle a aussi souhaité partager une anecdote à propos de ce tournage : ” En fin de journée, pendant le dernier plan, j’ai eu un accident: je suis tombée et l’équipe a proposé de tout arrêter. C’était une scène où je devais courir et m’effondrer en larmes en arrivant au bout d’un couloir. Avec l’adrénaline, la course de la journée etc. j’étais en sang mais je ne sentais aucune douleur. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de pleurer donc je leur ai dit que je ne partirais pas de là sans faire cette scène. Nous l’avons tournée, et heureusement car sinon le film n’aurait pas eu de fin (rires). Cette expérience m’a appris à écouter mes instincts et à ne pas tourner à la va-vite. Mais cela m’a surtout permis de prendre conscience de mes limites.”

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    Le second court métrage est “Colys” d’Eric Abrogoua et Pierre Gélas. C’est l’histoire d’un jeune homme qui va vivre trois mystérieuses rencontres avec trois femmes différentes représentant chacune une période de la vie : l’enfance, l’âge adulte et la mort. Eric Abrogoua développe deux thèmes majeurs dans ce court métrage. Celui du besoin de magie dans les relations hommes-femmes et celui de l’image de la femme dans notre société.

    Cindy a accepté ce projet car elle y trouvait un message qui la touchait particulièrement : le fait que l’on “veut toujours plus, en oubliant d’apprécier ce que l’on a.” Dans ce court-métrage, Cindy représente l’enfance. Grâce à un travail approfondi avec le réalisateur, elle a pu trouver sa propre interprétation du rôle. Elle a utilisé l’image d’un animal pour se mettre dans la peau de son personnage : “cela m’a beaucoup aidé et m’a fait encore plus apprécier ce tournage. L’équipe était chaleureuse et professionnelle ce qui a été un plaisir pour moi. Cette expérience m’a fait grandir et j’ai hâte de retrouver la même équipe sur les autres projets que nous avons en préparation.”

     

    David Iribarren

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  • Edith Miclo dans une web série pour la Mairie de Paris !

    S’il y a un tournage dont les acteurs se souviendront à vie, c’est bien du tout premier.
    Angoisse, appréhension, excitation, joie… c’est une farandole de sentiments qui nous animent alors que la confrontation avec la caméra approche. Édith Miclo est actrice en première année à l’Actors Factory et son premier tournage a été l’occasion pour elle de comprendre toute la difficulté de notre métier qui ne peut être bravée qu’avec travail et passion.
    C’est le réalisateur Philippe Eretzian qui a fait appel aux nombreux talents de la jolie Édith dans le cadre d’une web série commandée par le conseil parisien de la jeunesse intitulée « 20 printemps à Paris ». Ou comment être jeune et s’en sortir à Paris. Un sujet social et dans l’ère du temps.
    Édith raconte n’avoir reçu son texte que la veille du tournage. Un bon moyen d’apprendre à être rapide et efficace : « Pas évident de penser à tout et de rester naturelle dans le moment présent ! Surtout quand tu dois faire ta scène en moins de 25 secondes au risque qu’ils la coupent au montage … ». Heureusement, l’équipe a su lui apporter la bienveillance nécessaire au bon déroulement du tournage et nous pourrons donc prochainement en apprécier le résultat ! Can’t wait !

    Romy-Alizée

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  • Yoli Fuller enchaine les projets !

     

    Difficile d’oublier le sourire communicatif de Yoli Fuller, acteur du groupe studio de la Factory. Et difficile aussi de passer à côté de son talent puisqu’il enchaine en ce moment les projets !

    Yoli vient notamment de débuter le tournage de la saison 2 de « En Famille » qui sera diffusée sur M6. Cette série raconte avec amour et humour les rapports que peuvent avoir les membres d’une même famille et c’est autour de trois générations différentes que ces tranches de vies se succèdent. La famille Le Kervelec compte parmi les plus jeunes, Antoine, dont le meilleur ami n’est autre que Fabian, incarné par notre Yoli ! Ils partagent leur passion pour le rugby et bien d’autres choses !

    La saison 2 sera réalisée entre autres par Yvan Le Bolloc’h et sa diffusion sera prochainement annoncée par M6.

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    Autre projet pour notre acteur caméléon : le court-métrage « Schisme » réalisé par Yanis Hamnane. L’histoire est celle de Victor, un jeune homme adopté qui tente de trouver sa place entre une famille dévouée à son épanouissement et une bande d’amis flirtant avec la délinquance. Un beau sujet de film dont Yoli partage l’affiche avec Jean Claude Tran. Il est également possible de participer au financement du film grâce au lien KissKissBankBank suivant : http://www.kisskissbankbank.com/schisme?ref=search

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    Et dernière actualité pour le beau Yoli : le tournage prochain de la web-série « Stanley » écrite et réalisée par Edoardo Agostinelli.

    Nous y suivrons en 10 épisodes de 5 minutes les aventures d’Antoine, un jeune homme qui a perdu goût à la vie suite au décès de son précieux chien, Stanley. La série se veut moderne, drôle et attachante et Yoli devrait nous y ravir dans le rôle de Carême, un jeune homme extravaguant au cœur rempli d’amour pour… les fortes poitrines.

    Surprise, notre Sisak Sebastien est également au casting dans le rôle du voisin ! Deux acteurs de la Factory pour notre plus grande joie !

    Pour en savoir plus et participer au financement, c’est par ici  : http://www.kisskissbankbank.com/stanley–2

    Romy-Alizée

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  • La Route

    À tous les voyageurs, passés, présents et futurs.

    La formation d’acteur est une route. Pas une autoroute, non. C’est une route de montagne, sinueuse et mystérieuse. Avant de nous mettre en chemin, lorsque nous nous décidons finalement à partir, nous n’en voyons qu’une infime partie. Le reste de la route se perd dans les montagnes, passé le premier col. Comment savons-nous que nous voulons prendre ce chemin ? Nous en avons rêvé. Ce mystère est assez grand pour remplir nos têtes et nos cœurs et nous nous sentons poussés par une force invisible. Partir. Partir vers l’inconnu, partir vers cette aventure que tant d’autres nous ont contés ; ces autres voyageurs qui ont arpenté leur propre route et en sont revenus transformés et remplis d’histoires extraordinaires. Alors à notre tour, nous avons pris la route.

    La première étape est périlleuse. Le début de la route monte dans les montagnes, c’est pourquoi la piste est raide. Il faut grimper. Grimper pour s’élever au-dessus de ce que nous avions l’habitude de vivre. Quelle est la véritable épreuve de cette étape ? Ne garder que le nécessaire. Nous avons quitté notre vie d’avant avec de lourds bagages. Nos parents ainsi que notre éducation nous ont chargés de nombreuses couches superflues. Il est temps de s’en défaire. C’est un processus long et difficile. Certains de nos fardeaux sont là depuis tellement longtemps que l’on en vient à croire qu’ils font partie de nous. Alors nous faisons le tri, par l’expérience. Est-ce que cela m’aide à grimper ou est-ce que ça ne fait que me retenir ? Après notre laborieuse ascension, nous arrivons enfin au sommet : quelle vue ! Cette région dont nous croyions tout savoir nous apparaît tellement différente depuis ce nouvel endroit ! Mais alors même que cette première étape est franchie, nous comprenons que la route continue et se perd au loin. Il est temps de prendre un peu de repos pour repartir le lendemain.

    Cette route n’est pas une route ordinaire. Elle serpente dans les plus beaux paysages imaginables et dans les plus sombres contrées. Elle est surtout particulière car de nombreux obstacles se dressent sur son chemin. Des murs qui peuvent être immenses ou minuscules, tous différents. Des créatures effrayantes ou ridicules. Des pièges tendus par les autres et par nous-mêmes. Celui qui attend une route bien droite vers sa destination sera déçu. Cette route fait de nombreux détours et souvent nous oblige à revenir en arrière pour changer de cap. Il arrive qu’un obstacle particulièrement impressionnant nous bloque totalement la vue sur le reste du chemin. Et lorsqu’il nous résiste plus longtemps que d’habitude, il arrive que le doute s’installe. Le reste de la route en vaut-il le coup ? Les paysages cachés derrière ce mur sont-ils à la hauteur des efforts nécessaires pour le franchir ?

    C’est dans ces moments que nous avons besoin de l’aide d’autres voyageurs. Ils parcourent leur propre route. Leurs paysages et leurs épreuves sont différents. Cependant, nous nous croisons souvent et nous échangeons nos dernières aventures, nos récentes découvertes. Et lorsque nous doutons, il arrive que nous voyons quelqu’un, non loin, sur une route parallèle, en train de franchir ce même obstacle qui nous retient. Alors nous reprenons courage et avec une force renouvelée nous repartons à l’assaut.

    Cela est impossible sans une certaine attitude entre les voyageurs. Tolérance. Bienveillance. Respect. Appelez cela comme vous voulez. Chacun d’entre nous est bloqué à un moment ou à un autre. Chacun d’entre nous a vécu, et vivra encore de nombreuses fois, des périodes de doute. Mais chacune de nos routes est unique et il nous est impossible de juger le comportement d’un autre voyageur. Nous ne sommes pas sur sa route, nous n’avons rien vu de ses paysages ensoleillés ni de ses noires cavernes. Il les partagera s’il le veut et notre rôle, les uns envers les autres, est simplement de se tendre la main lorsque nous trébuchons. Puis repartir.

    Je suis un voyageur. J’ai choisi ce mode de vie là où d’autres préfèrent se sédentariser. J’ai choisi la route. Et chaque jour, qu’il pleuve, qu’il vente, que l’orage menace ou que la neige tombe, vous me trouverez en train de marcher sur mon chemin.

    David Irribaren

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  • L’invitation au voyage

    « Les soleils mouillés

    De ces ciels brouillés

    Pour mon esprit ont les charmes

    Si mystérieux

    De tes traîtres yeux,

    Brillant à travers leurs larmes.

     

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

    Luxe, calme et volupté »

     

    Extrait poème L’invitation au voyage de Charles Baudelaire (1821-187), Les Fleurs du Mal

    Sept milliards d’être humains,

    Sept milliards d’instruments,

    Sept milliards de résonnances,

    Une infinité de possibilités;

    Une seule Terre.

    Comment l’acteur réalise ce tour de force de vivre cent vies en une seule ?

    La question mérite réflexion, et surtout une formation !

    De notre côté, nous sommes aux prémices de notre apprentissage. Et ces quelques mots sont ici couchés comme une invitation au voyage…

    Alors, encore une fois, bienvenue à bord de votre vaisseau, votre habitacle…

    Celui-ci n’est autre que votre corps, votre être tout entier. Il s’agit de votre instrument.

    Votre jeu s’inscrit dans votre attitude corporelle, votre visage et bien sûr votre voix l’iceberg ; et pour être juste, il s’agit de le vivre, vraiment. Et c’est là que commence l’immersion, le début du voyage.

    Comment  y parvenir ? C’est là toute la question !

    À l’intérieur de votre instrument surgit, sans crier gare, à pas de loup ou au contraire à grand renfort de fanfares, un tournoiement d’émotions, d’états, vous offrant les impulsions vitales utiles pour embarquer dans un voyage et entrer en résonnance avec cet autre instrument.

    Avant toute chose, une préparation physique, un échauffement de votre corps est nécessaire pour réveiller votre être, le rappeler, l’inspirer et lui promettre un bouquet d’états dont vous n’avez aucunement le contrôle si ce n’est de le laisser s’exprimer.

    La préparation mentale elle, est vouée à vous faire oublier votre ego, à mettre de côté ce marionnettiste, ce menteur qui gâche à coup sûr ce à quoi vos instincts vous conduiraient naturellement à vivre. Vous n’êtes plus vous, vous êtes un instrument. Voilà le mantra.

    Soyez prêts aussi à vous exposer, à retrouver votre fleur de peau, votre vulnérabilité, le chemin véritable qui vous mène à laisser s’échapper les effluves de votre essence, et invite d’autres à respirer votre parfum.

    Celui-ci se révèle toujours envoûtant lorsqu’il est réel et maintient captif un public sans qu’il ne sache véritablement pourquoi. Vous seuls le savez…et Tiffany !

    Le décollage

    Les conditions du décollage se présentent sous la forme d’un exercice de répétition.

    Assis, face à face, vous devenez cet instrument et vous accueillez la résonnance de l’autre. C’est de cet autre que dépend votre souffle de vie, sans cette connexion, cette disponibilité et ce lien que vous tissez ensemble, vous ne pourriez vivre.

    Son regard, ses yeux disent tout ce dont vous avez besoin pour mettre les gaz. Le premier à dégainer est celui qui inscrit les premiers mots autorisant le décollage. Ces mots sont l’étincelle, le démarreur, décrivant l’état de votre interlocuteur (tristesse, colère, joie, bonheur, solitude, fatigue, pour n’en nommer que quelques-uns). Ils seront répétés, action-réaction, jusqu’à atteindre une vitesse de croisière… Vous avez décollé !

    La vitesse de croisière

    Parler derrière les mots. Explorer sa fréquence. Réagir instinctivement, sans discuter.

    Débrancher le cerveau. Parler avec le corps. Faire vibrer son instrument. Tout cela en se rendant disponible, en plongeant dans l’autre, à travers son regard. Qu’importe les écueils,  vous continuez, coûte que coûte. Vos états vous embarquent et mènent la danse. Certains vous étonnent, d’autres vous effraient, ou encore  vous enchantent. Ils sont là, et, lorsque vous réussissez à les détecter, vous les explorez, vous les creusez jusqu’à y plonger entièrement. Ils se sèment et grandissent à la lumière du regard de cet autre. La forme du voyage dépend de chacun de vos gestes, vos états, de cet instant, de ce moment présent que vous vivez avec l’autre.

    Les zones de turbulences

    Celles qui vous font revenir à vous, celles qui vous secouent jusqu’à vous déconnecter de l’autre et du voyage. Ce sont ces « out », que la pratique permet d’apprivoiser jusqu’à être « in » de bout en bout, c’est-à-dire un instrument au service de ses états, de sa propre mélodie pour le plaisir de réaliser cette symphonie qui se compose avec cet autre.

    Ces zones de turbulences vous seront propres. De sûr, une énergie faible, certains blocages, un cerveau en alerte et vous sortirez de la piste illico presto. La vigilance, voilà votre principal allié.

    Le gilet de sauvetage

    Pour rester à bord et vous empêcher de vous enfoncer, vous pouvez vous reposer sur votre gilet de sauvetage : votre diaphragme. Celui qui vous soufflera votre vérité, votre réalité dans ce voyage et vous ramènera à l’autre.  Et si vous n’en avez pas encore le réflexe alors ce sera l’équipage qui vous le rappellera !

    L’équipage

    Lors de tous ces voyages vous n’êtes jamais laissé seuls. Un guide reste aux aguets, et lit aussi bien vos « in » que vos « out ». Cette personne est votre commandant de bord et s’assure aussi bien de la sécurité de ses passagers que de l’authenticité de la direction prise. En cela, Tiffany Stern impressionne. Sa perspicacité, sa concentration et ce souffle d’inspiration qu’elle vous prodigue  déterre des états enfouis, ouvre une voie obstruée et libère votre instrument pour mieux continuer son voyage. Ce sont ces points d’appui qui nous font progresser, ce retour, cette lucidité qui nous éclaire. Que ce soit par le commandant de bord ou ses fidèles copilotes, que sont Amandine Klep et Julie Vignau, l’équipage régule le trafic de nos états, nous aiguille et nous oblige aussi bien à faire face qu’à être honnête. Sans cet équipage, rien ne serait possible et beaucoup de voyages resteraient en surface.

    L’atterrissage

    Le signal donné par l’équipage vous ramène à vous, l’instrument s’échappe pour rappeler votre cerveau, voici la fin du voyage. Voilà aussi, le début du décryptage de ce que votre instrument a vécu.

    Oui,  quelle relation unissait ces deux instruments ? Quelle scène se jouait-il autant en dedans que devant leurs yeux ? Etait-ce deux amis ? Deux frères ? Un couple ? S’aimaient-ils ? Se déchiraient-ils ? …

    Par quels états êtes-vous passés et comment s’inscrivaient-ils dans votre corps, dans votre souffle, dans votre voix ?

    Avez-vous compris ce que traversait cet autre instrument ? Avez-vous véritablement réussi à dialoguer ?

    Enfin, ne dit-on pas qu’un bonheur ne vaut que s’il est partagé ? Or, quel pied lorsque ce voyage comprend ces deux instruments – dans tous les sens du terme…Et quelle joie, en tant qu’instrument, d’avoir réussi à jouer des notes jusque là insoupçonnées !

    En tout cas, Cher Lecteur, ces simples mots ne vous permettront que de regarder au travers le trou de la serrure, et leur pleine compréhension ne pourra passer que par l’expérience elle-même.

    Sachez simplement que vous avez déjà tout en vous dont cette clé qui vous permettra d’ouvrir et de passer cette porte… il ne manque plus que ce pas qui vous mènera à nous… Avec une certaine hâte de voyager avec vous, je vous dis donc, à tantôt !

    Bénédicte Beaurenaut

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  • portrait de Alexis Corso, acteur de l'actors factory, créée et dirigée par la coach américaine Tiffany Stern

    Like a virgin

    Etre vrai c’est tout d’abord être honnête avec soi-même, être vrai, être soi, enlever le masque.

    L’exercice de Meisner à l’Actors Factory, est beaucoup plus qu’un simple exercice de répétition c’est une machine à vérité, à être, un lâché prise du cérébral.
    Ce sont les tripes qui mènent la danse.
    La première fois que ça arrive, c’est comme une première nuit d’amour, on passe un cap, on découvre de nouvelles sensations, de nouveaux plaisirs, on apprendre ce qui déclenche en soi certains plaisirs, ce qui nous excite.
    Il y a certains plaisirs que l’on assume plus que d’autres mais à force de pratiquer l’acte on s’assume de plus en plus et l’on accepte ce que l’on est.
    C’est un peu ça que l’on peut ressentir à l’Actors Factory.
    J’avais le sentiment d’être dans une jungle me nourrissant de la peur de mon partenaire, nous sommes partis en voyage ensemble en assumant chaque moment que l’on s’offrait, chaque pulsion.
    La première fois que ça arrive on se rend compte ce qu’est le bonheur d’être simplement soi, de s’assumer dans ses faiblesses et ses forces.
    Le sentiment d’être en accord avec soi-même est alors un autre plaisir.
    Etre chaque centimètre carré de soi, assumer sa vérité du moment, vivre sa tristesse, son amour, sa folie, sa joie, sa haine…tout en restant en sécurité et guidé.
    Etre soi c’est tout simple à dire mais compliqué à accepter.
    Laisser sortir ses différentes facettes, son animal…

    J’ai compris ce soir là ce que c’était d’être de tout son corps de toute son âme.
    J’ai laissé vivre mon «bizarre» une facettes pour laquelle j’éprouve une censure naturelle,
    assumé ma tristesse, ma colère, ma folie pour en faire une vérité de vie, le moment d’une scène.
    Vivre moment par moment, avancer avec une faim grandissante.
    C’est une redécouverte de sa propre liberté, la liberté de l’acteur.

    C’est comme si on travaillait sur le puzzle de notre être.
    Au cours de certaines périodes on met toute notre attention sur une des pièces pour savoir où elle va , ou elle s’imbrique, quelle partie de l’image elle représente.
    On a faim de voir ce qu’elle montre assemblée au reste de notre image, de notre propre vérité.
    Chaque pièce du puzzle est une facette de notre personnalité une vérité qui ne demande qu’à se révéler, un face à face avec nos faiblesses, nos forces…
    Dans cette recherche nous ne sommes pas seuls, nous sommes tous ensemble les uns avec les autres, les uns pour les autres.
    L’acteur est un mécanicien de l’être humain, il est l’avocat de la vérité, le bourreau de l’ inaction, la passion éternelle.

    Alex

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  • « Stern-Actor’s Do » ou la Voie du comédien

    Ah ! Que je suis amoureux de cette richesse que nous enseigne, vieille de centenaires, la philosophie de l’extrême orient. Le cœur de toute chose humaine apparaissant comme la « sagesse » et le « bonheur », je ne peux que me réjouir que la vie m’ait placé déjà à deux reprises sur une voie qui me rapproche de plus en plus de ces deux notions fondamentales.

    « Do », ce qui signifie « voie » en japonais, apparaît dans la dénomination de presque tous les arts martiaux. Le but ultime est la connaissance, la maîtrise parfaite de soi. Cette maîtrise, qui est la sagesse, apporte inéluctablement le bonheur, car en maîtrisant nos démons et notre quotidien, nous pouvons nous débarrasser facilement des choses négatives qui nous empoisonnent et empêchent de vivre pleinement.

    J’en parle en termes généralistes, c’est vrai, mais chaque mot, chaque virgule que je place avec soin sur cette feuille vide est lourd de sens pour moi.

    Pour être court, mon premier voyage hors de la turbulence qui est la vie au quotidien, je l’ai embrassé à 12 ans. Ce jour-là, j’assiste à mon premier cours de karaté-do. Enfant pas du tout sage, mes dix années de pratique de cet art martial m’offriront la confiance en moi-même, un grand respect d’autrui (y compris de l’adversaire) et une détermination illimitée. Cette voie de maîtrise de son corps et surtout de son esprit que mon Maître, riche de ses propres expériences au Japon et en Russie, m’a transmis, fut un puits de bonheur. J’y ai recueilli des ingrédients nécessaires pour réussir de nombreux défis jusqu’à ce jour.

    Mais voilà, l’homme créa le métier de comédien…

    (Et d’acteur si vous, en bon connaisseur de français, voyez une quelconque différence)

    Cette affirmation est comme une implosion d’un silence long comme une tombe qui m’imprègne au plus profond de mes os et raisonne dans sa lourdeur parmi les quatre murs de ma chambre où je m’adonne à mes réflexions. Et là, je me sens seul et perdu.

    Heureusement, je viens d’entamer le chemin de mon deuxième voyage. Mais tsss… Je vous en reparlerai ici un peu plus bas…

    Le métier d’acteur est un ensemble de tout, le seul métier qui exige l’application de tout notre être, jusqu’au dernier petit morceau de la cellule de notre cerveau, de notre cœur et du petit doigt de notre pied gauche (c’est à dire mental, âme et corps). Aucune expérience de vie antérieure, que ce soit un vécu, une philosophie adoptée ou un diplôme obtenu, ne peut couvrir l’ensemble des choses qu’un acteur doit maîtriser. Ceci ouvre à la conscience de l’infini des choses qui composent la matière sur laquelle travaille un acteur.

    Autant il peut être absent dans un rôle et ne toucher personne, autant majestueux et grand, chuchotant avec l’amour aux coeurs de ses semblables qui perceront du regard son humanité. Autant il peut souffrir en faisant face aux pires difficultés de la vie, autant vaguer au plaisir et au chaud de la couverture de sa reconnaissance. Autant il peut être humble et plaisant, autant pondre une perversion difforme qu’il présentera à son père, la Célébrité. C’est un métier des extrêmes!

    D’où mon obligation de poser une question bien précise: avons-nous le luxe de nous tromper dans le choix de notre formation? Et puis, est ce qu’une formation dispensée par une école est suffisante et prépare-t-elle assez (ou prépare-t-elle tout court) pour confronter ce métier noble mais de tous coups bas pratiqués?…

    Mais je m’égare. Pourquoi me demanderez-vous, j’ai nommé mon article « Stern-actor’s Do »?

    Vous connaissez déjà la signification du terme Do. Ce qui est en revanche à préciser, c’est que ma rencontre avec mon coach (et j’en suis sûr, pour mes collègues qui partagent avec moi ce second voyage aussi) m’ouvre des perspectives que je n’aurais même pas soupçonné il y a encore un mois. Je savais déjà (les bruits courent avec de plus en plus de force) que quelque chose d’exceptionnel se construisait au sein de ces murs.

    Le chef d’œuvre de mon coach, Tiffany Stern, dans la maison d’artistes Actor’s Factory est en route. Et nous, ses petits élèves, sommes son œuvre. Car elle ne regrette rien pour nous: elle nous adopte, elle nous aime, elle nous éduque à être artistes, elle nous apprend comment penser et comment se comporter en acteur; elle est notre premier fan, elle nous offre tout ce qu’elle sait (et elle en sait VRAIMENT beaucoup).

    Ce n’est pas juste de la technique pour bien jouer devant la caméra ou sur la scène qu’elle nous enseigne (comme le font tous les écoles que j’ai visitées, tous les stages auxquels j’ai participés). C’est une véritable rééducation qu’elle nous offre. Car pour être un acteur vraiment bon, il faut être un être à part entière, fier de ses forces et surtout de ses faiblesses, et d’accepter de vivre sans réserve. C’est cette humanité qui criera à travers de l’écran et touchera inéluctablement le cœur du spectateur.

    De l’autre côté, nous apprenons comment prendre soins de notre corps et de notre mental (de notre instrument de travail), toujours être en forme pour réussir les épreuves qui seront nombreuses.

    Enfin, l’ambiance parfaitement maîtrisée et la nature d’enseignement créent des liens d’amitié irréfragables entre élèves. Ceci forme un noyau dur sur lequel les élèves peuvent atterrir pour ne pas se heurter à la solitude lors de passages difficiles dans ce métier capricieux.

    Tiffany Stern nous offre la Voie du comédien. Il nous suffit de croire en elle et en nous-même et de l’emprunter. Certes, ce chemin est vraiment difficile, mais nous ne sommes pas seuls dans cette épreuve; elle nous guide, elle est à chaque étape avec nous…

    Pour dire en terme commercial: nous avons le package complet, avec abonnement VIP et service après-vente très performant!

    Alors, nous commençons notre voyage par le désir d’être acteur avec tous les défauts que la société d’aujourd’hui nous a à tort enseignés, et nous en sortirons complets. Nous serons complets par notre technique d’acteur et par notre savoir-vivre en acteur. Nous serons acteurs rééduqués par Tiffany Stern, des Stern comédiens, des « stern-actors » que tout professionnel saura distinguer sans difficulté dans le futur pas très lointain. Je crois que son nom ne lui appartient plus car elle nous l’offre goutte par goutte, à chacun de ses cours. Son nom fait partie du domaine public maintenant.

    Aujourd’hui nous empruntons le Stern-actor’s Do!

    (Tiens, il faut que je note dans mon agenda un rendez-vous pour déposer cette marque!)

    Sisak

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  • Studio de création visuelle

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  • Hughes Held – Photographe

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  • Alice Lemarin – Photographe

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